MAIS_A_QUI_PARLES_TU__II_

 

 

Je n'aurai eu que la poésie
les extravagances du poème de l'amer
qui apaise  le tourment

Il ne faut pas en vouloir à la folie
qui eût ainsi traversé      impudente
l'étant de Tes pans de vérités

Que n'ai-je jamais trop été
de ces célestielles partitions
qui Te définissent et ainsi
me destinent et m'esseulent

Ailleurs après au-delà de tout
en Toi je puise Non la force
qui ne sied qu'au corps à corps
mais à la clarté d'un souffle
sans le cri qui inféode
à la douleur à l'exil mental

Au choeur des choses et des mots
j'honore humblement le silence
qui naît de l'espace et du temps
en fait des infinis dont je suis
le fils

Je m'en reviens de très loin
comme le dirait le soliste
que les accords éthérés
lient à Tes symphonies de hautes lices

Il sourd de l'azur où vont les rêves
d'autres mots d'étranges pensers
une symbolique folle et attachante
appendue aux étoiles
à ravir d'un bond sans les alcools

A Toi
que je m'en remette déjà
vacillant souvent entre deux rives
Ici maintenant mille questionnements
suffisent à esquisser les rivages de l'énigme
le visage d'Une Présence
qui peu à peu m'élève
m'enlève et m'allège
du fardeau de durer

§

 

- MARIN -  ENIGME  -