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 OU LE POEME DE PERSONNE 

 

 

Comme le temps
à l'aune des faits
lentement   défait

Et ses pans essaiment
en l'instant
comme  volonté du monde

Qu'adviendrait-il de ce viatique
s'il n'était alors voué
à la Voie       l'intervalle d'une vie 

Et je mesure
combien importe l'essence initiatique
de l'engagement qui destine et parfait 

Au-delà de soi
toujours plus haut
plus profondément que les mots

Et lorsque brasillent
quelques linéaments de vérité
l'aura des bontés     alors         irradie

Que n'aurais-je été d'autre qu'un jour     humble regard
Règne l'oubli
et la souvenance s'égare

Ainsi va l'immuable  créateur 
dénouant l'écheveau des années
qui lui auront été à jamais acquises

La donne au hasard   demeure 
rude nécessité      destin heureux
être et temps  ainsi  oscillent et puis    vacillent

La foule isole
souffle l'étincelle
en foulant  l'unique    L'éternelle

Lumière
Chute en enfer
Au bout de la nuit          Temps célestiel

Verse dans la mer souveraine
ses poussières 
Histoire sans fin

 

§

MARIN  A TERRE   -  Pensées en Mer -  En cours perpétuel 

 

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