BSA_JOLI_5

S'échapper afin de côtoyer encore et pour un temps qui nous est mesuré quelques pans de beautés originelles ! Le moindre apport de technologie engendre hélas  ! son tribut irréversible de déchets, un coût pour la Planète... Réflexion, démarche, prise de conscience, réaction vers plus de mesure : où serait l'issue qui ne soit plus fatale 

?

 

Échappée belle à la limite du  puissant téléobjectif ! Image numérique qui éclot dans un monde exclusivement  virtuel.  Les technologies sont tellement abouties qu'elles réinventeraient le réel, au-delà des sens en se jouant des distances, de la lumière, des particules fines en suspension dans les airs ...

Anachronisme des temps modernes, paradoxales issues d'un progrès, d'une évolution technologique  allant au diapason des destructions qu'ils génèrent, chaque jour, chaque seconde, à travers les arcanes infinitésimales des niveaux de la production, depuis la conception du produit,  jusqu'à l'oeuvre parfaite.

On prétend que la nature et la complexion de l'homme le conduisent à ne pas savoir ni  mesurer ce qu'il fait, emmené qu'il  se trouve dans la poursuite de ses objectifs, finalités et étapes pour y parvenir. C'est là une explication tangible, mais tout de même ...!

Le passé, l'histoire nous auront ainsi renseignés, avec force exemples et faits infirmant sans cesse le caractère insidieux  des processus et chaînes  de production, de tout ce que actes et oeuvres, dans le travail, perpétuent  d'erreurs, d'approximations, de nuisances irréversibles, malgré le haut niveau atteint de sophistication. L'envers de la médaille ! 

Ainsi et en définitive de ces splendides reportages documentaires dont les vues subjuguent et irradient les beautés originelles, alors que leurs contenus et sujets, en même temps et  aux mêmes moments,  périclitent sous l'emprise irrévocable, implacable de procédés  douteux de fabrication,  de l'émission de déchets en quantité exponentielle.

La valeur du produit, les termes de l'échange, le commerce international, la production à grande échelle, l'épuisement des ressources de la Planète, les sources d'énergies colossales nécessaires à la pérennité et à la l'exacerbération des logiques mercantiles auraient - ils pour effets induits les manifestations  visibles d'une décadence programmée, l'échec radical de notre grille de Civilisation, de ses systèmes auto-régulés, des dominantes asservies aux rouages d'une logique production-consommation-profit ? 

Toujours est-il que nous sommes  sur Terre à la veille de changements et de désordres majeurs, irréversibles, définitifs, tout en  nous élevant sur l'échelle des progrès, des évolutions, de possibles et plausibles réajustements de trajectoires socio-économiques et industrielles.

L'enjeu est colossal ! La mesure, la sobriété, les principes de précaution, de préservation, de mise sous tutelle planétaire semblent constituer une voie sage et urgente. Les Politiques Bancaires sauront-elles intégrer ces paramètres vitaux ? Rien n'est moins sûr.

Enfin, posséderions-nous les plus belles images de la création, depuis les confins  de l'univers, nous n'en demeurerons pas moins acteurs responsables d'un déclin consternant ; Il nous eût fallu d'emblée et de manière systématique contrôler, prévoir, approfondir de façon drastique les impacts de nos projets, à tous les niveaux de l'organisation des hommes et des sociétés. 

CORSICA...GO56

 

 

PARADOXAL_

 

 

____________________________________________________________________________