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Comme un jour de printemps et d'épaules nues, la brise marine s'invite. Un voile nuageux d'altitude mature les premières chaleurs et les parfums d'un maquis dense. Sous la risée, l'azur frise et bleuit, si profondément.

Sur la mer, la lumière parfait ses camaïeux subjuguant les beautés de la Grande Bleue et de ses îles. Un domaine vierge, intouché, laissé à la frange littorale fleurie  que mer et terre ouvragent, sans fin, librement, sans entrave ni usurpation de tutelle. Il importe ! 

Telle une fresque  à ciels ouverts, le réel  rayonne de ces  influences réciproques  et vitales que se doivent les éléments réunis en maîtres-d'oeuvres. Aucun artifice. Ici, on ne force pas les allants de la nature.

Ils s'éploient, sans limites, jusqu'à la raréfaction du signe, du repère, pour se fondre à l'orée de l'osmose, de la symbiose, en toute harmonie ! Immensurable richesse ... 

La dune brasille, le tombant ocreux rehausse les nuances et les tons pers de l'infini. Que d'horizons de promesses où fuse imperceptiblement le chant de tous les oiseaux, des migrateurs.

Ainsi de poser  un regard averti et reconnaissant  sur ces joyaux  que le temps et l'espace ménagent.  A  l'abri des frasques de l'évolution et des progrès tendancieux, pernicieux, perfides le plus souvent, hélas ! renaît le  chant authentique, l'euphonie originelle du temps des rêves

!

Georges NEMO 

 

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