PENSEES_ET_TOMBANTS_CORSE_

" ... Je tombai malade ; je voyageai, je rencontrai Ménalque, et ma convalescence merveilleuse fut une palingénésie. Je renaquis avec un être neuf, sous un ciel neuf et au milieu de choses complètement renouvelées  "

 André GIDE, Les Nourritures Terrestres - Ed / 1897 - Page  161

 

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Tu chemines  et-longes  les abrupts 
Quelle  option pour l'espace    le grand saut
Qui saurait prédire ce que la terre cèle 
en la fulgurance des conjonctions mystérieuses
des tombants  et autres  inclinations 


La mer violine rehausse le ton vertigineux
des verticales minérales    Rêves de vol plané
sublimant la chute   destituant le pauvre Sisyphe
dont on eût tant souhaité qu'il fût heureux


En ces contrées de fractures opposées
la création a laissé un sentiment de vide sidéral
Le silence règne     irradie l'azur des paisibles beautés
une beauté insupportable tant elle s'accorde 
à la solitude des grands espaces     inaccessible


Le coeur bat à l'unisson d'un écho lointain
imperceptiblement hanté    comme le manque
Île aux mille chemins de ronde et de promenades
au clair de Lune où les astres se réverbèrent
et plongent en pluies dans la mer souveraine


Je vais en prose subjuguer la rime          libre
laissant aux sens     absenté de la raison     le soin
de guider mes doigts sur le parchemin virtuel
des sempiternelles découvertes et de l'émoi


Voyage intérieur      Everest ou Peahi
que l'essence de l'errance qui s'accomplit
voyage au bout de la nuit   vers l'éveil
à tout jamais palingénésique

 

 

MARIN - A Terre -

 

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