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Tu te couches
au passage du grain blanc
à l'intime des éléments
dont le signe prémonitoire
en son intense parhélie
irradie le Ponant

Mince nue de cristal
que le soleil irise
à la semblance de l'arc-en-ciel
solitaire et prometteuse
à qui eût saisi le message
dans un ciel tempétueux
sitôt dénommé

En ces heures de mer
hiémales
au-delà des Travailleurs
de Forte Mer
devers Amers
sans autres artifices
que le verdict pers
des origines
ou de la poésie

Mais    vague          encore un peu

Enivrez-vous
de rafales lactescentes
si lourdes et si fortes
qu'elles rehaussent le ton
et les secrets de l'Ether

Quelle rumeur
au vent bleue
froisse la lame cimée
d'écume et d'embrun
J'invoque le grain blanc
immaculé des caps
aux voiles de givre gréant
les grandes solitudes
hantées de détresses infinies

Participe encore
de cet étrange ballet
Le souffle est violent
tel un maître
qui orchestre la symphonie
à laquelle tant de repères
se livrent en songe
et n'offensent point 

!

MARIN - Pensées en Mer - 

 

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