SUR_LA_MER_DE_L_INTRANQUILITE_

 

 

Il est encore temps de vaguer
de muser      à l'intime des îles
de la Grande Mer
au vent     sous le vent     si proches
en volant au-dessus des ciels
retissus de Thétys      l'éternel
aux tombants accores

Rien n'aurait donc changé
quand le regard vogue
s'attarde comme un horizon 
et n'en retient que l'image
des rêves    de l'évasion

Mais le nocher  sait le sursis
des eaux     des domaines morts
que la mer déplore
implorant les infinis du silence 

Que les eaux cristallines
irradient encore de beauté
Le visage  le rivage   des îles
ne changent hélas  plus rien au décor
surfait de l'éphémère grimé
d'un or bleu  vendu à l'encan

Dernières rencontres de nous
enivrées d'azur
baignées de sublimes eaux de roches
livrées basaltiques     métamorphiques
à l'orée d'autres mythes à vivre
avant que de les illustrer      lointainement 
aux frontispices du microcosme

Je vais solitaire     comme le puffin
remontant l'histoire et le conte 
et je n'ai de récit      de vérité 
que la pensée    affranchie
qui de l'âme vers le corps
demeure    alme fluence      envol
en esprit      que le geste traduit en dansant

Cent  paroles     Ô métamorphoses angoissantes  
que le velum posthume des dieux
que le voile retissu de l'onde
et la moire éploient
comme un linceul

A cette écriture malade
depuis le tourment
j'erre aux mondes  comme le pauvre hère
au coeur brisé manquant d'air
en cette ère      déjà consumé
sur la mer de l'intranquilité  gisant la vie

 

!

- MARIN - 

A la Recherche du Temps  Perdu

 

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