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Il fut un temps, nous rencontrions des Tortues marines, vers le Grand-Sud de l'Île de Corse, en Mer, le long  des rivages non fréquentés, exposés au large ou non loin des grands axes de migrations  saisonnières des êtres pélagiques. Féerie de l'instant, émerveillement !   Aujourd'hui s'éloigne de ces radieuses époques, pas à pas,  s'approche  de la fin de toute chose.

 

 A écouter cette Poésie /  ALBA, comme une aube 

!

 

Nager, flotter, planer au-dessus des terres depuis les flots ! Béer ainsi en volant  par les champs, les prairies, les  tombants  immergés. Je ressens une forte  impression de quiétude depuis que le monde est  Mondes... Décrypter,  une vie durant,  la mémoire et le message qui nous fondent et nous portent en éternité.

La mer, telle une vaste  vire surplombant l'infini offre au regard, à la pensée les plus beaux  balcons sur l'univers. Frôler les poissons qui de nous n'ont pas peur  et nous accueillent  au coeur   de chatoyants  herbiers, entre failles et rochers... Tout n'est que silences ondoyés, fluidité, profonde légèreté ouvrageant aux préciosités du grand bleu. Plénitude dont le sommeil  n'est  qu'apparences et, pourtant, quel foisonnement de vie peuple et voyage en toute clarté  à travers  l'autre  ciel ! 

Univers fragile ! Comment attenter à  la vérité, à la lumière qui en émanent ? Evoluer ainsi à la surface tout en se mouvant sans  effort relève du  miracle, hisse au-delà de tout.

D'entre le verre minéral et le  prisme éphémère, que je sois lié et participe   au grand  Tout !... Harmonie, présence, complétude, équilibre invariable des lois  qui nous parviennent  d'un étrange dessein ! Un sentiment d'appartenance, un élan fusionnel que l'on ne saurait trahir ni heurter, blesser ou compromettre.

Mers, océans, rivages, courent de réels dangers. En eux disparaît cette précieuse  biodiversité  sur laquelle il nous incombe de veiller, plus que tout au monde.

Qu'en font les décideurs, les dirigeants de Planète - Terre ? Combien d'hommes de sciences et de chercheurs  alertent et interpellent le microcosme dominant sur l'imminence d'une catastrophe sans retour, depuis  sept  décennies.

Ont-ils  pris la mesure, évalué l'acuité et l'urgence des enjeux majeurs et  primordiaux que la civilisation  engage ?  Quels retards affectent - ils   chaque jour qui passe en feignant d'agir sur tous  les fronts de la représentation, de prétendues  économies en crises, des effets de communications à visées électorales, de l'insignifiance des moyens mis en oeuvre. Réhabiliteront - ils un  jour  l'étant et  les grands équilibres planétaires  aujourd'hui en sursis, fragilisés.

Évoquer et brandir  le spectre des déficits financiers à l'encontre de la Nature ourdit le complot de la destruction massive concertée, de la finitude   inéluctable d'un édifice  et de ses arc-boutants indétrônables. Plus rien, désormais,  ne justifie que l'on regarde de près les coûts engagés à refaire le Monde, les Mondes en souffrances,  menacés d'extinction  irréversible et de déclin.

Telle une citadelle naturelle  complexe qui ne pourrait jamais plus se passer de l'un de ses éléments primordiaux, du caractère unique et indispensable de chaque maillon d'une immense chaîne de vies, de  renaissances, de régénérescences salutaires, de tout  maillon, aussi infime soit - il !

En marge  de toute initiative collective décisive et  salutaire  destinée à stopper les mécanismes destructeurs, l'homme, à l'individuel, doit s'évertuer à agir positivement, en tout secteurs porteurs et durables,  à destination de l'environnement qui l'abrite. Intégrer  sans faille ni accroc  le cadre de vie. Apprendre à situer, évaluer et à comprendre les répercussions que ses actes et ses choix engendrent  sur le milieu, à contre-temps !

Les Manchots Royaux nous dit-on  disparaissent massivement, les coraux blanchissent et meurent, des zones mortes marines se multiplient malgré les clichés et les lieux communs  que vendent à l'eni les agences de voyages ! 

En chemin, à bord des vents, vers les Îles où la mer et le ciel  règnent sans horizon, je ressens les effets d'une angoisse abyssale, un mal-être indéfinissable, comme si quelque chose de moi souffrait d'un mal profond  aux mondes perdus, dévastés, dénaturés.

Y aurait-il encore une place pour la poésie, le rêve, l'imaginaire en prise avec  l'Etant, le temps  que l'on ne soudoie plus,  en ce quotidien de chiffres, d'algorythmes et de clés virtuelles et inanimés

!

-  MARIN - 

Propos sur la Nature 

2 ème Ecriture le 01 Septembre 2022

En cours et à retravailler

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