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Sur fonds  d'incendies et de coteaux  bistres ravagés par les flammes, livré  au sort  passager du déclin de la terre et de la Nature,  il glisse en silence et se résigne comme il parle  tout seul...

Que la pinède et la forêt furent belles et denses à l'orée de la mer !  Clairières et massifs se partageaient le calice de l'azur. Le zéphyr venait  y  déposer   ses senteurs d'Orient et d'arbres à larges baies peuplés d'oiseaux.

Et il en parle, comme si le temps des harmonies ne reviendra plus louer la grande arène des vents que la terre offre en partage à la mer  éminemment bleue en lui ouvrant ses bras, d'un cap à l'autre.

L'ombre des troncs calcinés plane, spectres tutoyant l'au-delà des monts dans les touffeurs troubles d'un été  suffoquant interminable.

La pierre polie demeure, élément  du temple intemporel,  universel. Derniers bancs de sable avant de disparaître sous les eaux troubles et sans vie,   trop acides et trop salées.

Un moment, un instant, une histoire  suspendus dans les airs. La chute promet des lendemains sans pénitence  ni  aucun rachat. Terrien, reste à l'écoute des signes qui fondent  le Message

MARIN 

MAL-ÊTRE

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