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Émouvant DUO TRIO JOUBRAN  &  ROGER WATERS  

PALESTINA 

 


Qu'il ne te reste      ici-bas
des mots         du pensum
que la résonance acre
lancinant l'antre sursitaire
des maux
Le cloaque                            l'écho malin  
ne destinent guère

Traverserais-tu
en paix            serin
l'ultime dédale de l'être
aux mondes meurtris
le corridor dont on dit
la Lumière       qui apaise
le silence du Ciel

Des mots que griment
que ne laissent plus
de fouler la multitude
et le chiffre    in-féodés
Le commun       le quotidien
à ton âme                désenchantés
enténèbrent la voie
par trois fois
Vire donc l'encre

Hors des murs indignes
de la terre-mitière
l'entrave enfin tranchée
affranchi
avant que le corps à l'ancre
n'évite et ne plonge à  tout jamais
détourne l'univers des sens
Il suffit
évade-toi       là où le temps
donne et conte sans fin

Il est tant de rivages
de chutes d'eau
d'arcs-en-ciels
et de mirages habités
que l'éternité  accorde
aux sillages purs
qui révèlent
un autre azur
qui t'espèrent

Rejoins     en leur essence
l'apothéose des choses
innombrables     l'étant
Vacille comme la mer oscille
de l'infiniment petit
vers l'infiniment grand
La nature     en toi
ouvre une infinité d'horizons
que les mots ne connaissent pas encore
Inventes-en de nouveaux
pour elle       épurés
régénérant  l'instant   le gué 

Ainsi  esquisseras-tu 
dans sa superbe
tel le peintre sur la toile
le musicien sourd
aux menées torves des puissants
l'Eden qui attendaient
le tour  de-main  de l'Esprit

!

-  MARIN  - 

Pensées en Mer