AU_TOURNANT_LE_BOUT_DE_LA_ROUTE_

 

AU TOURNANT 

LE BOUT DE LA ROUTE  

 

 

 

D'antiques colonnes    au couchant
garancent  le firmament
Les nues     haubans grisés
retiennent  lointainement le  Ponant
tissent les mailles d'un soleil si bas
ceint de nuages   qui s'enroche

Tombants et volutes sombrent
enténèbrent l'horizon rougeoyant
en signant d'un halo opalescent
l'imminence du coup de temps
L'hiver et ses tempêtes bientôt
recouvreront la longue nuit
des brisants ivres  Quand du bourdon solitaire

Monte  comme un appel
que l'onde aux rivages    le ressac
unissonant libère  en travaillant
à leurs  immémoriales arases
Tu répondras peut-être
avec fébrilité aux accords
ondoyés des ciels fascinant la peur
à ces lices  insoupçonnées 
qui se confondent      tel un  au-delà

L'échange promet      Mais alliances 
Inépuisables froidures
rudesses    folles dérives
sublimités recommencées
aux lames bleutées
qui s'entent  à la remembrance 
d'un chant solennel     ineffable
Le chant des îles    au choeur immense
que tu reconnais d'entre toutes les polyphonies

Démériterais-tu     en cet ailleurs
en convolant
aux attentes de l'azur
de la longue houle       aux jeux
tutélaires de l'oiseau  _  maître des lieux
au chapelet des vagues infinies
dont la polychromie souligne
chaque bordée irraisonnée
ou lorsque un cillement hagard
se risque à miser       à parier     très fort
sur la vie      la mort
en traversant le cercle tangible
des renaissances


Guises inextinguibles
liesses redoutées
Attente     choix bipolaires
qu'importe
va               vis           deviens
ce que la quête promet
d'union fruitive        d'âme affranchie
avant que le corps  puisse
encore  crier   à tort   et de  travers                    Assez   !

Fasciné qu'il demeure
finissant son périple in-sensé 
à l'ombre cristalline      à l'ovale
des vagues
Ainsi    présence ondée
au mystérieux camée
change de  cap   au  bout de la route et   ne meurt point

 

- MARIN -

Le Bout de la Route 

Écriture en cours 

 

Ouvre un nouveau, un dernier opus. Il y recueille les textes, les pensées, les mots, les images qui évoquent et  se  rapprochent de  la fin du séjour, ici-bas.

Des écrits  qui émergent encore,  qui n'ignorent jamais  ignorer le terme, les termes du parcours.  Retour à l'mbrun des vagues  _  au sable pulvérulent des dunes pulvérales, néant, poursuite d'un voyage astral, sidéral, errance éthérée, éternel retour, aux seuls confins de l'âme, - peut-être, humblement - ! 

saura-t-on un jour le dénouement intemporel de nous, à la frontière labile des mots.

Seront-ils  assez nombreux quand un regard, un sourire, une larme  suffit, destine la vie sur la bonne voie ? ...

De Fragments en Délires, depuis Alpha-Lyrae, à la Recherche du Temps Perdu, en présence d'Ange-Puffin,  entre Énigmes et Pensées en Mer, comme à bord de la Folie, le bout de la route est chaque jour un peu plus proche, embusqué ou unitivement  patient pour Marin à Terre.

A vau l'eau, au gré des vents et  des marées de tempêtes, aller encore et toujours, abandonner au sillage de la  Longue Route  l'encens, l'empreinte des rêves océaniques