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CECI DIT EN PASSANT
DOS A LA TERRE - MÈRE

 

Une île  chagrine distance  l'Île - Mère
prend le large dans  le fracas des vagues   
Cap au vent     fabulant  la folle étrave
du bateau ivre de lames et d'embruns

Ils  tournent  le dos à la terre bradée
las    comme  tourmentés 
lui préférant les strates indéfiniment  ondées
des grandes  solitudes  en partance

S'il est des volontés amoureuses  
de l'Azur          d'autres se fourvoient
lui infligent tant d'avanies    le travestissent 
à l'envi     pour quelques poignées d'or sale

De la tempête solennelle     autrefois
surgissaient de somptueux rivages
irradiés de lumières  immaculées
exaltant la danse des dunes ocres et denses  

Que foulaient  ainsi      nos pas nus  sur la grève
allants du sablier dont le  temps révolu  
s'est enfui     comme il bouleverse
tragiquement   apothéose et féerie

J'ai tourné le dos à la hideur patente des murs   
aux rouages des cécités  artificielles
aux magnats  aux vils  renégats
qui faillissent au pacte d'alliance

Mais  qui peut entrer en résonance avec le chant
en briguant la vie       à l'aune exclusive d'une courte  vie
et ainsi      écorcher la fidélité que l'on doit
au joyau céleste qui réfugie l'âme du  pèlerin  

En mer    face à la mer         de passage 
toi qui voyages        ne pleure point le destin 
mais l'espoir brisé qui rompt 
au sain  renouveau des perpétuelles beautés

!

- MARIN - 

A Terre  en cours d'écriture, entre pensées et folies, de chemin et de passage