LE RÉQUISITOIRE D'UN MÉDECIN  A VOIR  ET A ENTENDRE

 

AU SOMMET SUR FONDS D'ECOLOGIE BAFOUÉE 

 

 

Elle aura eu bon dos, l'écologie ! Et pour causes... Les politiques économiques et financières, les stratégies gouvernementales  et patronales, en matières de  pollutions, de déprédations de l'environnement et de  pourrissement de l'air et des océans ne doivent et peuvent pas s'ériger en donneurs de leçons.

En effet, l'état dans lequel  la planète se trouve, résulte d'un total mépris de la part  des constructeurs et des  industriels de toujours, - moins aujourd'hui, acculés qu'ils sont à produire plus propre -, vis à vis de leurs rejets, déchets et impacts sur  la Nature. C'est un fait établi. 

Aucune anticipation volontaire n'aura présidé  et commandé aux grands projets industriels automobiles, à l'infléchissment des sources d'énergies utilisées par les usines et les grands groupes industriels décidés à en découdre avec l'investissement consenti et l'amortissement  programmé. Droits  dans leurs bottes et inflexibles comme les silences de Jupiter pour le meilleur des tiroirs-caisses ! et, le pire des " Gilets Jaunes " 

Cela se vérifie encore et hélas ! de nos jours,  si l'on considère le marché de l'aéronautique en plein boom, ( Chine oblige, entre autres ), et surtout l'envergure du parc naval destiné à la croisière de masse et aux exigences d'un commerce international et mondialisé de plus en plus abondant, ( gigantesques porte-conteners et pétroliers, etc ... ! ) 

LES TERMES DU CHANGEMENT 

Si l'état est cohérent, juste et réfléchi, qu'il conduise la transition écologique sans faire peser sur les contribuables et les populations une fiscalité débridée. Nous ne sommes pas responsables des politiques économiques et industrielles antérieures, d'autant plus que les concepteurs des moteurs thermiques avaient toutes latitudes et niveaux de formations professionnelles susceptibles d'équiper et de générer des technologies et des matériaux bien plus propres pour la Planète, depuis des décennies ! Cela vaut pour 2018 et les années à venir, à partir de l'existant et, pour les nouveaux modèles.

D'autre part, si le quidam doit changer de véhicule, de chaudière, de système d'exploitation usant l'énergie fossile, qu'il lui soit  alors possible de le faire à coût Zéro, ou alors au prix établi par un système d'argus et de décotes ne  pénalisant pas son niveau de vie déjà  gravement taxé à près de 70 %, son outils de travail qui le conduit à son bassin d'emploi  ! 

Ainsi d'une justice sociale  rendue aux différentes catégories socio-professionnelles  et aux retraités, afin de ne pas déclencher une légitime colère. Si les vannes ont été ouvertes sous les précédentes mandatures, avec force incitations à l'achat,  ( Diesel ),  que  la pérennité de l'état assume et ne fasse pas  payer l'incurie des élites  et des technocrates  par le peuple et les masses, sur la base actuelle d'un salaire de misère incapable de boucler le mois ...

SEMPITERNELLES EXCUSES 

Insupportable opportunité d'un gouvernement qui joue la carte de la culpabilisation, sous le couvert du  souci  écologique majeur, comme s'il tenait à faire accroire l'exclusivité et le scoop de sa démarche, de sa volonté, comme si l'écologie n'avait jamais été auparavant  au hit - parade des élections et de la vie de tous les jours ! Un comble, une gabegie, un odieux paravent permettant à l'état de financer gratuitement   ses erreurs monumentales et ses largesses envers le patronat, les industriels, de subvenir à ces accès  ridicules  et insignifiants, voire insultants d'aumônes envers les plus démunis, une classe moyenne en cours de paupérisation et de généralisation  ...

Depuis la première grande crise pétrolière de 1973 mais aussi, bien avant, combien de chercheurs, de scientifiques, avaient déjà  tiré  la sonnette d'alarme en pointant les menaces futures que les énergies fossiles feraient peser sur la Terre, à court termes ? Les projections n'ont cessé de se révéler très vite caduques, dépassées par les évènements  ? 

 PARADOXES  POUR UN PARADIGME SUICIDAIRE 

Qu'il en soit de l'évolution des sociétés et de la Civilisation, l'état  ne peut monter sur le front de la Transition en poursuivant aveuglément  sur les principes directeurs d'un paradigme condamné, anachronique, aux abois, dangereux pour l'humanité et enfin, fondamentalement injuste  ...

 

On évoque toutes les pistes, la loi du chiffre et des coûts, les sources d'un déséquilibre majeur affectant le système d'organisation  et de répartition des richesses des sociétés sans jamais  évoquer la baisse de la Croissance  et de la Production Mondiale ! Comme si la sobriété économe face  aux pillages des ressources terrestres était tabou ! Comme s'il fallait ne pas toucher aux bénéfices, aux profits, aux dividendes, aux marchés  des multinationale, des grands du CAC 40 pour ne citer qu'eux ; comme si cette option s'avérait utopique, irréalisable  : mais  Pourquoi donc ? 

Fuir en avant, épargner coûte que coûte la croissance est une ineptie politique, au sens noble du terme, du moins si la production et la consommation continue en bien des secteurs de valoriser l'énergie sale et désormais totalement  inadaptée à la démographie ! 

Ainsi devons-nous encore rappeler l'industrie de la guerre, aéronautique, navale, des transports  routiers, de la grande distribution, les usines aux  moyens de productions obsolètes et dangereux, tout un univers de nuisances que l'état ménage, préserve, feint d'ignorer parce que producteurs de richesses ! Ce n'est pas  et plus acceptable.

LA FOLIE CAPITALISTE ULTRA LIBÉRALE 

En fait, à BERCY,   il est impérieux de préserver de hauts indices de croissance industrielle,  aux noms de la compétitivité et de la concurrence, de l'Europe, de la PAC et de Monsanto,  donc de puiser dans les ressources terrestres appauvries, en situations de dette écologique exponentielle et de rejets  colossaux, sans parler de coûts  réels pour la planète, les océans, les forêts, l'atmosphère, les cours d'eau, les nappes phréatiques ! 

L'état doit s'engager,  dans tous les pays du monde,  vers une sortie de crise environnementale, engager une révolution civilisationnelle capable de faire front, d'un point de vue humain, social, économique et politique aux grands  enjeux de la survie de Planète Terre, avec équité, prévoyance, mise à niveau des économies  et des industries du monde susceptibles de tourner "  au ralenti, de lever le pied ",  le temps de la conversion planétaire et des niveaux de l'organisation  propre et saine des hommes  décidés à changer de paradigme, de modèle, de priorités, d'habitudes,  ( qui sont  actuellement et exclusivement celles de l'état-patron ) ! 

Baisser  l'engrenage infernal de la sur-production / Sur-consommation

!

Gardons espoir, mais le contexte actuel se révèle détestable, explosif ;  tragique sursis, sombres horizons !  surtout lorsque le cours des décisions politiques  frappe de plein fouet la pauvreté, la précarité, lorsqu'il exacerbe les injustices, l'usage systématique de la force contre la négociation, propulsant en avant l'intransigeance, l'arrogance et le mépris des élites envers les électeurs et les citoyens en très grandes difficultés, en détresse bien souvent ou relégués dans la rue, dans des immeubles qui s'effondrent et assassinent.

On se déplace pour soutenir les victimes des dégâts des casseurs ; on ne se déplace pas pour soutenir les familles qui ont perdu des proches dans  les immeubles  innommables de Marseille qui se sont effondrés ... C'est le " Président sans filtre-philtre "