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Copie par Michel Mancini du Jardin des Délices d'après Jérôme BOSCH - Panneau droit

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Le ciel, grand, plein de retenue splendide,

Une provision d'espace, un excès de monde.

Et nous, trop loin  pour nous laisser façonner,

Trop près pour  nous en détourner.

Rainer Maria RILKE

( Poème à la Nuit  )

 

Blizzard et tempête de neige sévissent aux States, après les gigantesques incendies meurtriers de l'automne dernier ; le pays est si vaste qu'il en devient incontrôlable, malgré une impudente assurance !

En Australie, l'Open de Tennis transpire,  avec près de 50 ° C   sous abri.

En Andorre, par manque de neige et par camions entiers, convoyés  de Russie,  on achemine l'or blanc hivernal qui vient à manquer ... Le Réchauffement :  quelle donnée superflue!  Les autorités laissent faire et souiller les Accords de Paris. Si  de telles mesures sont prises au niveau du commerce international, alors que la transition écologique n'en est qu'au stade des balbutiements, que deviendra  à très court terme l'état de l'atmosphère, des mers et des océans  ? 

En France, des grandes surfaces commercialisent de la viande de Zèbre africain, en autres gibiers sauvages ! La chasse hexagonale   décime ce qu'il subsiste de vie diversifiée et migrant au gré des saisons. Où sommes-nous, à quelle époque vivons - nous,  qui autorise et légalise  pareilles pratiques si ce n'est  l'état-responsable englué dans de sales affaires ? 

Nous signons des  milliers d'appels, de pétitions, de rassemblements pour la cause animale dévastée, dilacérée, contre la pauvreté dans le monde et à nos portes, sans l'abri ni la décence  de l'humain, aux portes des champs très Elyséens proclamant le lucre, le luxe, la débauche de  richesses ...!

Comme si les élites s'absentaient de ces réalités qui les concernent au plus haut point, des maires des communes au Sénat, en passant par l'assemblée parjure et  les ministres  complaisants, louant la Corrida, l'abattage des chevaux de courses qui abondent leurs caissses puantes, préservant et défendant les grands abattoirs  et la mort animale ultra-violente !   ...

Les Gilets Jaunes persistent et signent par leur présence et leur obstination un juste combat. Ils  dénoncent un monde, une jungle où règne le plus fort, où s'exercent les menées  et les termes les plus ignominieux de la hiérarchie, au nom du sacro-saint respect de la méritocratie et des valeurs codées pérennisant le rapport de force, l'esprit des lois partisan,  l'enclave sociale et professionnelle immuable.

Le Japon, la Chine, l'Islande, le Danemark, la Russie massacrent les baleines, commercialisent les Cétacés à des fins de profits et de futurs spectacles dans les marinelands. Le créneau est porteur !

Les mers et les océans sont quotidiennement pillés ; la Dette Annuelle Marine est considérable, elle vient s'ajouter à la dette globale écologique déjà tristement rehaussée, dépassée, en cours de dépassement des limites tolérables...

Tous les  secteurs de l'activité  industrielle, économique et commerciale tirent à eux leurs paravents destinés à ménager les profits et les plus-valus colossales réalisées  sur le dos des masses à nouveau réduites en esclavage, payées au rabais, qui n'en peuvent  plus de vivre pour le travail et  sans aucune autre contrepartie temporelle et matérielle !  L'état a bien compris qu'il fallait sur-taxer la masse, le nombre : le credo et la manne  s'avèrent payants ! Mais la révolte gronde et ne faiblira pas  ! 

La violence gagne du terrain, les associations bilatérales et les traités recèlent de plus en plus de félonie et de vils desseins monétaires, financiers, affairistes. Les politiques nagent en eaux troubles. Les droits de l'homme et de l'animal caracolent au diapason de l'indifférence.

Une situation qui sied au contexte et aux conditions implacables, impitoyables des termes de l'échange où l'homme ne vaut plus grand chose ; dé-localisations obligent et font office de témoins irréfutables à travers le monde. L'exploitation est à son comble, sur fonds de crises migratoires. Voici venu  le temps de la curée, de la grand messe,  menées  perpétrées de mains de maîtres  par les technopoles et les technocrates asservis au disque dur, aux algorythmes  ! L'évasion fiscale  ne s'est jamais mieux portée et c'est le pauvre qui trinque ! 

Velléités étatiques et gouvernementales ; les stratégies politico-commerciales puent et infectent  le réseau des relations internationales. Le Vatican  plane, anachronique, dépassé ou feignant de l'être. Odieux filigranes d'actualité  dont on  peut douter  de l'origine et de la sainteté des matériaux d'un dialogue de  sourds, du moins entre  autorités qui  ne veulent  pas entendre, comprendre. Faible marges de manoeuvre pour l'éthique, la morale, la sagesse, les valeurs dites républicaines que l'on brandit chez soi  en guise de bouclier, de parapluie, de remparts et que l'on écarte aisément, d'un revers de manche, sur la table des marchés et des négociations, des contrats juteux, des pots-de-vins ...

Le chiffre, l'arithmétique, l'addition, le code barre   règnent  en maîtres ! L'existence a ainsi  été mise en équation, depuis longtemps.  C'est le tribut de l'ère informatique, le formatage modélisé et modélisant. La prospective et ses études d'impacts  ont déjà décidé de la vie et de l'existence de tout un chacun, balisant  à outrance le parcours vital moyen de la personne et dont les technocrates, d'en - haut,  affublent sitôt  le quidam, l'esclave des temps modernes, l'ouvrier rémunéré au lance-pierres afin de faire plaisir au patronat, le grand vainqueur de cette grille détestable de civilisation où la guerre et la paix se font la nique, chaque jour, en tout points du globe,  avec ou sans armes, à grands coups de pub, comme si les désastres écologiques, les catastrophes naturelles atmosphériques et physiques ne suffisaient plus ! 

Le grand gagnant restera à jamais le nerf de la guerre : l'argent-roi, revêtant toutes les formes de la richesse  et de l'avoir, empêtré dans une lutte sans merci destinée à maintenir les écarts de salaires, de la rétribution du travail, au prorata de la possession et des dividendes en jeu sur les grandes places boursières.

Nous faisons fausse route ; nous allons droit dans le mur, nous alimentons une fuite en avant  désespérée pour les masses, gratifiante pour  une minorité qui  se moque éperdument du leg futur, de ce désastre  à venir  inéluctable, formes terrifiantes de l'entropie anthropique des temps modernes numérisés.

Mais que deviendraient  le et les Mondes sans les ONG, sans l'aide et la présence de ces milliers de femmes et d'hommes réparant  chaque jours les milliers de conneries de nos élites en cols blancs qui se fourvoient encore  et toujours depuis les Palais, les Empires, les Alliances contre-nature, dans les salons Louis XV et Louis-Philippe.

Pourquoi cette terrible dialectique du rendement et des coups de revient lancée contre l'équité ? 

Pourquoi ce déficit de justice sociale ? 

Pourquoi l'évolution humaine digne se trouve-t-elle entravée,  contrecarrée par les politiques tyranniques,  autoritaires, affairistes  qui amoindrissent et fragilisent tant le cours des relations intérieures et  internationales plus qu'elles ne les développent ?

Pouvons-nous espérer  un contexte de paix, de sérénité, de fraternité efficiente et palpable  vers un futur apaisant, plus juste pour toutes et tous honorant  la biodiversité, le respect de la vie, le sens de notre scale sur Planète-Océan