ZABARDAST_2018

 

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https://www.geo.fr/aventure/zabardast-une-vertigineuse-aventure-dans-les-montagnes-pakistanaises-du-karakoram-193362

Il  en  est, de passage,  qui traversent  l'existence  en déclinant  la beauté  au coeur du chant, des champs aux étoiles et aux  Tournesols...

D'autres composent et s'en remettent  à l'âme, après un large détour  par la raison et ses projets. Ils jouent, soudés comme les doigts de la main,  un opéra  livrés qu'ils sont  aux  orgues de glace. Ainsi la vie cotoie la mort à chaque pas et, s'ennivre  de bleu. Les vagues, comme les cimes ressemblent aux nues qui dévalent en s'ouvrant en  fenêtres de ciels immaculés

Tous rejoignent ce point d'ultime rencontre que Pierre  Theillard de Chardin nommait  le Point Oméga, cette convergence céleste, - Noosphère   -, hautement  spirituelle. Un espace - temps  où l'homme  s'affranchit du sens tangible  de l'envol. Le vertige devient immensurable, océanique ; d'entre l'âme et le le cosmos, l'alliance vient de passer, malgré le froid, la peur, la fatigue, la montagne souveraine, là où le mal et le bien ne se livre jamais bataille

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Un Film, un Témoignage saisissant, émouvant, grandiose à voir, à revoir et surtout à partager ! 55 Minutes  d'intenses émotions, de peurs, de frissons, d'angoisses et, surtout de questionnements essentiels qui  suspendent le souffle ... 

Ils s'en remettent à la nature et aux éléments extrêmes, à l'univers de la verticalité. L'ascension, l'appel de la  gravité  sont  allégories à l'envol,  illustrent, esquissent  la quête des cieux et de l'Azur.

Plein-Ether pour ces aventuriers hors du commun évoluant sur les parois glacées d'un sommet terrifiant. La pureté délivre ses vertiges, dépasse la raison, nous ramène aux origines,  à  l'essence de la découverte et de la relation que l'âme entretien avec le milieu qui la porte et la révèle.

Tel un absolu, l'infini, la vie tout simplement, chemine, au bout d'un fil. L'opéra vertical  revient et ne meurt jamais. Ainsi l'évoquait déjà, en falaise, Patrick Edlinger, dans les gorges du Verdon, lors de ses Solo intégraux.

Outre les images qui sont d'une splendeur inégalée, les paysages subjuguent, le blanc  et le bleu subliminaux de la haute montagne inondée de lumière irradient de beauté. Cette aventure collective  dépasse l'entendement, l'issue probable du réel, vire au don de soi, à l'abnégation totale et sans concession.

Un départ, un voyage dont on ne connaît plus le dénouement. La montagne et ses pentes hallucinantes, ses vires incertaines, le verdict sans appel du faux pas  qu'elle sème çà et là sur la voie de l'alpiniste confinent au piège, à la cause de l'accident mortel, à la rupture, au dévissage  quasi imminent que le geste et le pas  lents, que le coup de piolet,  un à un,  semble effacer, conjurer, détourner, repousser pour un instant.

Et pourtant, que les desseins de la haute montagne sont beaux et  prodigues !

C'est avec une très grande émotion que l'on s'impreigne de ce tableau cosmique, unique. Un cirque dans lequel il manquerait  les étoiles de Nuit Obscure, un pan de Voie Lactée ; il n'en est rien quand le tout iridescent, nitescent, renaît, réapparaît au gré de la lumière du soleil  et de ses arches polarisées, ultimes  pôles de chaleur que l'espace -  temps offre  aux alpinistes.

Eût-on rappelé que les progrés et la technologie dont fait preuve l'équipement expliquerait pareils dépassement des limites  humaines,  demeure  un argument déplacé,  fallacieux ! Non, il n'en est rien. L'Imoca lancé  à plus de 30 noeuds sous les Hautes Latitudes, autour des Mondes  ne minimise en rien le potentiel et les compétences du marin qui le pilote, en course, jours  et nuits, à la limite de leurs possibilités communes.

Ils vivent un océan à part. Ils parcourent le domaine éternel  des dieux  antiques et du commencement des  contrées  primitives. Renaîtront-ils, autres, plus grands et plus forts, toujours humains, précieuses  citadelles en esprit dont chaque pierre, chaque  mètre franchi vers le ciel signe les vertus et les clartés de de l'élévation, de tous ces symboles dont l'âme recherche les vires appendues ailleurs et déjà !

Hautes lices aussi blanches et aussi bleues que la liberté ! On y  vole, plus légers, dans les ciels que la création nous aura  éployés et mis  à portée de la main, à l'attention de tout un chacun. Telle une invitation dont l'assentiment égale les fruits mystiques de la pensée.  S'en  empare  si souvent l'onirisme, quand il s'avère  impossible à l'homme de se les approprier.

Alors, comme un don, un cadeau, un insigne partage, nous recevons ce florilège d'images. Apothéose de l'ascentionnel, bien  au-delà du sensationnel médiatique à outrance !  L'univers en trois,   voire quatre dimensions, fût-il même inaccessible aux astronomes. Que  nous en  décryptions là, à l'instar de  l'intuition,  le langage mystérieux des étoiles et des constellations dont nous venons toutes et tous, indubitablement, filles et fils des étoiles !

Merci à Vous  pour ce Film fabuleux, hors du temps, de l'espace, sur ce vaisseau Terre  qui nous aura offert toutes les richesses et les  sublimités de l'Univers, des Plurivers et que nos  gros cons de politiques , fondés de pouvoirs détruisent chaque  jour en se gavant d'or noir et d'or sale, en se situant sur le parvis des vanités et de l'orgueil

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- MARIN - 

Pour eux