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Les temps modernes !   Charlie Chaplin, visionnaire, en son temps ! Que l'on se remémore aussi  les tirades  du Film d'Yves Robert, La Guerre des Boutons, une oeuvre éminement  réaliste qui faisaient déjà  plus que dans le vrai social ...

Le Peuple est asservi,  aux rouages d'un  système financier  qui aura plongé en esclavage des millions de sujets, de citoyens, de travailleurs, de déshérités de la société, d'exclus. Le Gouvernement et le Medef ne sont là que pour en assurer la détestable pérennité, usant de la force contre ses électeurs, inexpugnables gardiens du Temple Euro...

C'est cet ordre établi par l'argent,  séculaire et dictatorial, qu'il convient de renverser. L'insurrection des consciences est  bien en marche, pour le meilleur !

Un certain  a même affirmé que cela était une  "  Chance pour la France " !... 

 

UN CONTEXTE QUI NE TROMPE PERSONNE

 

26 personnes  dans le monde détiennent  plus de 50 % des richesses de  la moitié la plus pauvre de  l'humanité ! 

26 Milliardaires se sont  enrichis à hauteur de 2.5 Milliards d'Euro par JOUR dans le monde  !

Les entreprises du CAC 40 ont fait plus de bénéfices, ont payé moins d'impôts entre 2010 et 2017... Les dividendes explosent ! L'euro n'aura jamais autant généré de richesses et de profits non redistribués. La France caracole sur une vague de taxes inégalées en Europe, navigue en eaux troubles, cogne sur son peuple ! 

Le FMI pleure  et se lamente de la baisse  sensible de la croissance mondiale 

Jamais les écarts entre les pauvres et les riches ne se seront autant creusés 

!

On attend l'application des taxes sur les GAFA et non  des bribes ! On prélève par contre   les petites gens sur le champ, ça rapporte vite et gros ! Une honte ...

300 Milliards d'euro foutent le camp de France via l'évasion fiscale ! Il y a de l'argent. Que fait l'Etat ? Rien... Sans doute  que les grands ténors  de la finance usurpée assoient leurs bases et coulent leurs fondations  sur le politiquement correct en col blanc et l'institution de Bercy complaisante.

En attendant, la colère, l'exaspération, la désespérance montent sur fonds d'impositions et de sur-taxes  pléthoriques, d'injustices, de violences policières.

Un horizon barré pour le peuple témoigne de  manipulations technocratiques  et de basses politiques  ostentatoires qui ne font plus aucun doute.

Il est impératif de recentrer  et de cadrer  justement les débats sur les revendications urgentes, prioritaires, les plus  en vues et majoritaires des Gilets Jaunes, tout en y associant les projets d'évolutions sociétales et institutionnels  qui intéressent la société française, les catégories socio-professionnelles dans leur ensemble.

Que la presse cesse de focaliser le mouvement des GJ sur les épiphénomènes  violents qui leurs sont étrangers, sur le détail de l'évènementiel  qui meuble lamentablement  les JT,  cet événementiel dont on connaît aujourd'hui les causes réelles et dont il ne faut surtout pas ramener aux calendes  le panel de solutions adéquates, tout en chargeant les prédécesseurs élyséens qui continuent de se palper des millions d'Euro par an.

Mais informer, lever le volie sur la précarité, la misère, les mois de galères à survivre pour aller bosser, cumuler mille petits boulots, sans autre persepectives  que de stresser chaque jours, de s'effondrer, de trimer comme un esclave,  à perpétuité, selon la sacro-sainte statistique qui prétend que l'on vit tous plus vieux... L'arnaque est unilatérale, totale et le rapt, le vol sur la liberté deviennent  insupportables 

 

COMMUNICATION HABILE ET OPPORTUNISTE

 

La crise des Gilets Jaunes vient d'être sournoisement récupérée en qualité d'aubaine et de"  chance  " pour la France par un gouvernement aux abois,  obéissant à  une boulimie de réformes tout azimut allant  à l'encontre des attentes du peuple Français, au coeur même  de ses  classes dites moyennes, des travailleurs, des minima sociaux et bien évidemment de la population retraitée de plus en plus nombreuse.

Il ne faut pas se tromper de sujet et de contexte ! Le grand débat ne saurait s'arroger les horizons du Mouvement Gilets Jaunes sur lequel l'état à frappé à bâtons rompus, blessant les foules de  manifestants, ( 40 blessés graves ), arguant du fait qu'on ne " faisait pas d'omelette sans casser des oeufs " , paroles malheureuses qui nous ramènent au temps du SAC de Charles PASQUA, un homme qui aura semé le trouble et l'engeance détestable qui prévaut désormais  Place Beauvau.

L'EQUILIBRE DE LA TERREUR POUR DIALOGUE 

Après tout,  aligner une personne au Flasball,  tabasser une femme à terre, en réunion,  en livrées , une vieille personne, aux risques avérés de  tuer, ce n'est rien, car cela permet d'éviter le pire du côtés des débordements potentiels. Avec Luc Ferry, " l'homme-dieu " à deux balles,  CASTAGNE fait  la paire ; ils évoluent sur la même longueur d'ondes ! Soit, on dit qu'ils prônent  l'équilibre de la terreur, ce principe qui permettrait d'éviter la con-flagration  nucléaire quand des centaines de conflits locaux assassinent et massacrent dans le monde, tout autant,   avec les armes vendues par nos affairistes élus  et patentés... Nos forces de l'ordre auraient fait fort en évitant le pire, en emportant un oeil par ci, en envoyant dans le coma par là, en arrachant des mains, etc ... ! Bel exemple de  dialogue durant des semaines dans un mutisme  présidentiel méprisant.

MANOEUVRES 

Toujours est-il que le Mouvement  des Gilets Jaunes perdure, gagne en crédibilité, remonte dans les indices d'opinions favorables. Les doléances demeurent plus  légitimes et comprises. Il  convient de ne pas les noyer dans un fatras de dossiers et de  manoeuvres pilotés  par Matignon, Bercy, l'Elysée, bien sûr. Des orientations et une brèche  inespérées justement  manipulées afin de ravir  le Leadership aux Gilets Jaunes, détourner des  revendications essentielles : le Pouvoir d'achat, les Taxes, les Retraités, les Minima Sociaux, la Médecine et les services de proximité en milieu rural.

Le Président, parti  en campagne, se lâche  à travers un exercice de style rodé, rompu aux exigences de la Communication parfaitement  huilée, travaillée et destinée à faire de l'audimat, voire donner dans le spectacle. Entre les députés en marche qui s'écoutent parler et le grand oral, il y a de quoi  relire  dans les faits le  Prince de Machiavel

La presse s'engouffre avec une facilité déconcertante, louant les performances, l'énergie, les marathons  du mentor et  du harangueur des foules.

 

LA SITUATION PARADOXALE 

 

Il est  aux premières loges, un comble, après avoir affiché mépris, silence, propos humiliants, instauré le chaos en temporisant au terme d'une si longue attente !  Le voilà désormais  au hit-parade, en haut de l'affiche, propulsé par les  journalistes, la presse, les émissions TV... Incompréhensible, comme si les talents du technocrate dans l'exercice de la duperie devaient grimer, la chemise blanche ouverte et mouillée, l'essentiel  des mots d'ordres des Gilets Jaunes ... Usurpateur,  opportuniste, très habile, entre la larme à l'oeil  et le vocabulaire branché, il n'y a que les sots pour se laisser séduire et duper ! Et pourtant, ne voit - on pas  la péninsule sur la face  de Cyrano ? 

Quant au temps de parole du magister zélé, il est ce que l'on mesure et évalue  chez l'enseignant  afin  de valider  ses capacités à s'effacer devant  l'apprenant, lui laissant toute latitude de créer, d'innover, d'explorer, de construire un savoir interactif et transversal porteur de progrès. Mais lors du grand débat, le petit " YaKa " monopolise, instruit son petit monde et  le remodèle à sa guise, la mine soit contrite soit ravie de lui-même, passé maître dans l'art de la rhétorique, du discours officiel, de l'exorde de ses harangues  nourries ! 

Cela, le petit  " YaKa " sait faire, attention ! 

Via les Maires, leçons de conduite, comme s'ils n'avaient  jamais initié  et expérimenté les rouages de la Démocratie participative, incitative, décentralisée, sur le terrain et le front des coupes réglées financières, du discrédit, de la démotivation générale !  Après avoir été réduits  à la plus simple expression de l'exécutant gérant la pénurie, voilà que les maires, aisément  enjôlés,  se répandent en condescendances, en  applaudissements aux pieds de Jupiter le  petit...

Les Gilets Jaunes se voient déjà dépossédés de leurs appels et sursauts  légitimes ; non seulement les contenus ne sont plus mais ils s'étiolent face  au raz-de-marée des thèmes et des items destinés à être débattus dans la grand messe  et la curée politico-technocratique de masse.

SE BATTRE CONTRE DES MOULINS A VENT

Il ne restera rien des  cahiers de doléances, des débats ; tout au plus  des scories, des bribes dont les sujets non aboutis, contrôlés, censurés ne déboucheront que sur des mesures cadrées, formatées,  applicables au cas par cas, contrôlées par la métrique intransigeante de l'informatique et du code statistique uniformisant, nivelant le propos et l'urgence  des souhaits de vivre enfin mieux.

Gilets Jaunes, vigilance, les techniques d'enfumage ont fait leurs preuves sur les abeilles dans la ruche... Ne vous laissez plus manipuler, dépasser sur votre droite, ne lâchez rien de vos  revendications originelles et tellement légitimes.

L'acte présidentiel  est en passe de gommer d'un revers de main les 10 actes si difficilement  organisés, des milliers de nuits passées à veiller, à espérer, à dénoncer, à informer, partout en France.

Que ces 10 Actes amorcent le temps du " Grand Débat " un  sursaut qui vous placent sur le devant de la scène, parce que vous en êtes, quoique l'on dise, les initiateurs, les révélateurs, les catalyseurs dans une société bloquée et fondamentalement injuste.

Il ne s'agit  plus de refaire le Monde  en Marche mais bien  de remporter une victoire historique sur le front du pouvoir d'achat, des ressources  des retraités, des travailleurs, des minima sociaux, des  services  de proximité et de santé publique.

Plus que jamais avec la contestation Gilets  Jaunes ! Recentrez donc le Débat, ne lâchez pas la barre du vaisseau  justice et dignité sociale... Ne  vous laissez ni leurrer, ni enfumer, encore moins manipuler par les techniques  de la concertation  enchâssant ainsi les issues du débat selon les marges que l'état s'est déjà fixées

 

A SUIVRE