L_ULTRA_LIBERALISME_JUPITERIEN_

 

 

En  voulant se couper de la politique-politicienne, en arguant de ces velléités comme nouveau paradigme de campagne et de  circonstantes, en fuyant l'habituel d'une nature qui revient au galop, tout en cassant les courants de la basse politique   dite " traditionnelle ",  dont il est bien le fils - taumaturge,  en prétendant  se démarquer  des grands principes structurants des partis politiques vétustes, le grand lecteur de Machiavel et du Prince, ( non du petit Prince ),  entouré de son armée en marche  se précipite tout droit dans un type de réaction anachronique et paradoxale,  côtoyant désormais le délit d'opinion, le diktat, l'arrogance musclée doublée de mépris,  l'usage de la violence comme seule  réplique à la colère  de la rue. La volonté de puissance, à ce niveau  a un coût, loin du  juste  prix ! 

Dès lors enfermé  dans un sectarisme et une intransigeance remarquables, insupportables,  la mouvance, le mouvement, tiraillés en leurs seins taris, ne laisse plus de faire traîner les dossiers urgents et tant épineux que la boulimie de réformes aura suscités et  / ou   mis sur le tapis des ordonnances et des méthodes directives expéditives que la constititution en déphasage totale permet  de mobiliser et d'activer.

Sur fond de crise sociale majeure, En Marche s'inscrit dans le pourrissement de la durée, guises de  fin de non recevoir, dans l'usurpation nominative d'un débat plus enclin à redorer le blason de son mentor - gourou qu'à porter  de justes solutions  aux malaises des Gilets Jaunes.

L'objectif étant de  rapporter et de coller au vaste mouvement national des Gilets Jaunes une nébuleuse de groupuscules à la fois extrémistes et violents, allant de la sphère religieuse qualifiée d'intégriste ,- catholiques comme musulmans  intégristes et  / ou salafistes, et, autres -, aux plus radicaux des partis d'extrême - droite et gauche présents dans le pays. 

L'amalgamme est odieux, inepte ! 

Une  situation sur le terrain susceptible de nourrir  l'explosion et la satellisation  de  pareilles factions, aujourd'hui émergentes, qui démontrent bien que l'actuelle politique, le cap suivi les yeux fermés par le gouvernement deviennent suicidaires, précipitent la France vers une fracture sociale alarmante, un climat et un contexte détonnant, soit un épisode inquiétant   qui ne rejoint plus  et s'éloigne de  la revendication sociale des Gilets Jaunes initiée le 17 Novembre 2018.

Le gouvernement le sait. Mais l'opportunité et l'aubaine sont  bien là, elles aussi en Marche,  escomptant à très court terme l'exaspération des franges du  tissus social que l'on dit épuisé et tiraillé par le spectre  de nouvelles actions  durables des Gilets Jaunes, lors des fins de semaines notamment.

On trouve d'un côté le bon élève, l'exemplarité,  le débat démocratique, l'emphase et la pléthore de solutions verbeuses non actées sur le terrain, une diarrhée verbale monopolisant temps de parole quand les questions ne sont pas déjà triées et préparées sur le volet et à l'avance, afin que  le Magister ait  à débattre,  à discourir, à deviser, à destiner  à sa  guise et selon les intérêts d'un patronat totalement  ligué aux rouages de l'actuel pouvoir économico-financier. On ne compte plus les très bons élèves, les mètres de tapis rouge ...!

La structure de l'actuelle société fondée sur les moteurs et les leviers de la méritocratie exacerbée, le culte de la hiérarchie valorisant démesurément et,   au premier chef, immédiatement,  cadres et patrons ne laissent   que très peu de place à tout mouvement social, aussi légitime soit-il, depuis la base et les couches modestes de nos modèles de société totalement obsolètes ! 

L'imprévu, la soudaineté  du Mouvement des Gilets Jaunes confinent à la stricte réaction,  sort du cadre initié et  fermé  de l'actuel pouvoir. L'exercice et la volonté démesurés de réformer tout azimuts, -    ce qui en définitive ne  se justifiait pas -, du moins  sans les excès et les amplitudes que nous connaissons  et qui débouchent  sur une  confrontation anormale, un climat de plus en plus délétère, au coeur des  affaires insipides   au sommet de l'état n'arrageant certes pas le cours du quinquennat.

Il est en effet plus rapide de réagir sur le champ et à chaud  au sujet  d'épi-phénomènes entâchant la vie quotidienne depuis des lustres, générés par des individus, fûssent-il à l'encontre  de  personnes  morales et publiques de renom, selon des motifs toujours inacceptables,  qui n'en conviendrait-pas ?  

De regrettables évènements surgissent, de concert,   à l'instar de la profanation de cimetières Juifs, notamment, dont on ne trouve jamais les coupables, alors que la traque féroce  aux gilets Jaunes débusquera un contrevenant aux usages et aux règles  de la manifestation,  à  partir d'un indice visuel et vidéo plus qu'insignifiant, après des jours et des mois de  police ultra-scientifique :  quel acharnement !  Mais toujours rien  quant aux profanateurs monstrueux de Cimetières, quelle que soit la confession visée... 

Il convient d'aller au-delà de l'évènnementiel, d'éclairer ces rouages et ces pratiques  faisant de la politique et du maintien du désordre deux poids et deux mesures. Une situation inacceptable quand meurent des personnes, lorsqu'elles sont grièvement blessés par les policiers.

Ainsi  du prix à manifester,  citoyens, jetés en garde à  vue et cuisinés comme tels pour être aussitôt relâchés, innocents, abondant encore et encore cette obsession du chiffre dans laquelle une imbue d'elle-même pour trop s'aimer se fourvoie en cassant le ciment  et le lien social.

La France va mal. La France des Gilets Jaunes Authentiques, des sujets et des victimes que  l'Abbé PIERRE soutenait dans  la  misère, le froid, la faim, sans le soin... Le peuple dans le besoin comme celui  de tous les revenus précaires, des minima sociaux, des classes moyennes de plus en plus taxées et paupérisées.

 La France va mal parce  que EN MARCHE valorise et décrète  la violence en lieu et place du dialogue et des solutions justifiées de sorties de crises que l'on est toutes et tous en droit et en mesure d'attendre dans un  pays qui dégage tant de richesses et se dit aux avants-postes de la Démocratie et des Droits de l'Homme ! Lesquels ?  Le Droit de trimer pour tenter de survire quand d'autres se répandent entre lucre et signes de richesses ostentatoires issues des plus-valus sur le travail non redistribuées, de gigantesques dividendes ! 

Mais on ne débusquera ni la fraude, ni les niches fiscales dit-on  à la droite de Jupiter

Voilà des mois que femmes et hommes, par tous les temps se tiennent debout, nuits et  jours,  afin d'être entendus et,  spectaculaire hasard, Partenaires Sociaux échouent sur la table des négociations au sujet de l'assurance-chômage, entre autres sujets ! Le patronat justifiant encore de la crédibilité de CDD de quelques heures : casus belli  ! A ce grand oral  qui échoue, l'Etat arrive, au galop, prend les rennes, en Marche, en courant, arbitrera et  statuera pour ensuite légiférer, le tout à l'encontre des éternels perdants se pliant au diktat, la queue basse : les Syndicats ! 

Ce contexte  ne peut plus durer, cette politique spectacle  devient  tragique, pernicieuse, dangereuse, initiatrice de troubles à l'ordre citoyen et public ! On ne peut cautionner pareils écarts aux codes  déontologiques et à l'acception des concepts République, Droits de l'Homme et du Citoyen, justice sociale, dialogue, concertation.

Un véritable  fourre-tout caractérise désormais un quotidien  lâché  aux fauves, à la dérive. Ceux qui tiennent les rennes ne maîtrisent non seulement plus le galop d'une fuite en avant préjudiciable pour le pays mais,  plus encore,  les graves  tensions que cette situation engendre tous les jours, ne sachant plus  comment  faire pour décridibiliser la revendication digne et mûre d'une grande frange de la population française active et retraitée, soit plus de 10 Millions de sujets.

Oui, la France va très mal. Les indices de ruptures et de tensions iront  s'accentuant et menacent la paix sociale. Nous entrons  dans une  ère insupportable, infectée, malsaine. Quels coups bas destitueraient,  renverseraient le cours pacifique  de toute contestation argumentée et amplement légitime.

Le désordre établi règne en  maîtres incontestés ; l'argent, les dynamiques et les stratégies financières ont pris le pouvoir. Incarné par un seul  homme aux abois, qui se débat dansl'ostentatoire et l'opportunisme, qui n'est  déjà plus crédible, rendu  au rôle pathétique de spectateur, face à un désastre social patent, avéré, devenu incontrôtrolable, très dangereux  quant à ses multiples  ramifications dans les sphères de mouvances nébuleuses incontrôlables.

La Chronique  Juane de 

Ghjorghju d ' OTA