One_Breath_Around_The_World_Guillaume_Nery_Collater

 

 Vous ne m'en voudrez pas mais,  puis-je faire   " mien ", avec les mots  du délire et de l'énigme  existenciels,  le pèlerinage du  Poisson cosmique que je suis... Votre Film est fabuleux ! Un Message sur la Voie 

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Splendeurs de l'apnée, fulgurance du Grand Bleu, mais de l' Eau-delà !
L'homme vétu d'azur s'élance pieds nus à la recherche de ses origines.
Comme s'il eût préféré rejoindre en se hâtant le cocon de la souvenance commune,
fuyant alors les arcanes virulentes d'un vacarme agressif, tellement ostentatoire !


Refuge, à la recherche de la thébaïde marine rare et de ses îlots de cités perdues.
Les minutes paraissent longues puis défilent, si vite, fascinantes, hors de toute
nécessité. Ce n'est pas un hasard. Une brève histoire du temps convolant sous les eaux de Mer-Océan.
Quelques vérités en nous que l'apnéiste réveille ou révèle aux confins de la transparence,
du champ vital et mélodieux des bulles ; soupçon de vie éternelle, exil, migration !


Folies des possibles submergés qui se jouent de la dimension habituelle du terrien,
de ses réflexes somme toute pesants et,  à tort,  sollicités à outrance, exacerbés 
par les travers des codes et des carcans, entre modes et normes chiffrées.


Verticalité, gravité, sont des mondes du silence, de la transe libre des passeurs.
Le souffle y transcrit une pantomime à l'orée du merveilleux, du conte.
Jeux de scènes oniriques, un absolu fascinant sans aucun autre artifice que l'allégorie...


Guillaume retire ses longues palmes, ces nageoires artificielles rapportées
qui parfont l'homme - poisson des grandes profondeurs, de la modernité.
On oublie le record, la performance, filigranes certes présents, suggérés
tant l'aisance, la fluidité du corps comme tout élan paraissent aisés, spontanés.


Gestuelle épurée fabulant tours et pyramides englouties, ascension de cimes ;
Une âme convoque le mystère, découvre les abysses sans fonds, autant de mondes
que l'on aurait laissés sans le mot, sans accords, sans poésie, en vain, à la dérive !


Une pôche d'air résiliente, livrée à la houle de fond et, c'est la terre qui chavire.
Tel l'ouvrage d'un rivage inconnu, l'envers d'un autre  monde brasillant sous le ciel étoilé
que la stupeur élève. Découverte après le naufrage, voyage au   centre de la Terre.
Inversion, changement, métamorphose prodigue des paradigmes s'invitent
au diapason de l'aventure, de l'errance sous-marine valant labyrinthe habité.


Vient la rencontre avec des créatures colossales qui flottent dans le vide,
verticales et si légères  à la fois dans les clartés solaires de l'espace cosmique.
Qu'il soit parmi elles, de leur univers, créature qui veut vivre intensément
parmi d'autres créatures, sursis accepté, humblement toléré.
Splendide quiètude, rassurant hasard que les rives d'un chant migrateur
qui convoque les larmes, le sanglot, l'étreinte de la mer que l'on aurait réfugiée ailleurs.

Surgit le faisceau de lumière qui sublime le retour à la vie, l'adieu à la vie.
On y renaît, hôte d'un moment matûrant un brin de vérité loin des apparences.
Immersion au bout de la nuit profonde, à demeure, à jamais comblé,  émerveillé.


Être, esprit, conscience, coeur que le souffle rare et précieux délivre en vol,
au pas effrénée d'une course palpitante, vers la Voie et le Message salvateurs,
en bondissant depuis les immensités dense qui font danser la liberté, l'ivresse
des profondeurs, l'opéra vertical des orgues minérales et des cheminées de fées.


Mondes inconnus qu'un souffle tangible caresse en planant sans fin
depuis l'aube des légendes, d'une histoire sans faim que le besoin d'harmonie, du Tout !
Qu'il se fonde dans le cristal des eaux, les agathes de la moire et des horizons liquides, qu'importe le sens !
D'entre la chute et l'envol, la Lumière porte au-delà et ramène
le dessein aux pieds de l'arbre de vie immémorial que la mer chérit
Ainsi de l'ambre précieux des cétacés endormis dans les cimetières océaniques.


Et quand sur le chemin de vie étincelant, encore immaculé, Guillaume court
rejoindre le peuple des poissons, loin des prédateurs armés, venus d'en-haut,
comme protégé, enfin en paix, vivant l'instant, de passage, hôte des bancs
de requins, il ignore la traque des troubles-faits puis, s'enfuit, éperdu,
vers l'improbable essaim, les cachalots curieux, sitôt apaisés,
nonchalents, stylites campés au milieu de nulle part tel un vaisseau fantôme.


Il s'est abîmé depuis un lieu commun, sans fards ni bruits ! Il émerge d'un rêve
à ciels ouverts béant aux infinis, dans l'indifférence des réalités et des certitudes surfaites,
amplement abouties, que plus rien n'émerveille !
Splendide issue que cette retraite, le pas sûr, au beau milieu de la foule-sentimentale
étendue sur les galets privés. Revenu des eaux que le vacarme submerge, il regagne la route, serein  ! 


Fin programmée que le nombre présent en multitudes,  ignorant d'ignorer les splendeurs
de l'azur qui le reçoit, le baigne, le berce, tout en surface,  
le corps luisant, enduit d'huile et de graisses synthétiques.


Il marche seul, un peu plus lourd, respire comme la Lune rythme ses marées.
Il est désormais de ces lois antiques et autres qu'humaines qui jailliront, un jour,
des cendres et des racines du ciel.


Il est du souffle alchimiste des grands arbres tulélaires
dont il honore la puissante ramure flottée  déposée  sur le fond, en jouant, enfant de toujours,
dans les forêts fossiles, en quête de merveilleux.


Il n'a plus d'âge et se fond dans l'azur pareil aux mirages marlin bleu, espadon voilier,
dauphin solitaire, requin bleu...


Je reviens avec lui de ce haut vol  sous-marin un peu plus riche
de mots et de pensées qui ne laissent plus de solfier   le choeur de l'Océan-Mer et de l'infini.


Tout n'est que mouvement et délivrance dans l'univers de la matière
que l'on croit et pense  désespérément figée, périssable.


Ainsi des étoiles sans nombre qui dansent et pèregrinent dans les cieux
de nos étés, de nos saisons,  en Esprit, que  la Voie Lactée emporte autour des galaxies.


Merci pour ce récit en images  extraordinaire, ces pans d'océan nus et si purs, inondés du bleu intense de lumière universelle.

 

-  MARIN - 

 

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