solastalgie_

Philosophes, chercheurs, corps médicaux, ingénieurs - écologues, scientifiques, ETC ! ... ont depuis longtemps interpellé les décideurs, les politiques,  sur le sujet critique de l'émergence  d'un " nouveau mal  " planétaire, semble-t-il caché, non révélé ou tu. Notre Catégorie : "  Mal de Terre, Mal aux Mondes " évoque depuis longtemps ces affects et ces troubles nuisant gravement à l'intégrité humaine et animale, à l'état de Nature dont on eût souhaité qu'elle fût aimée et respectée par les tenants des pouvoirs,  politique et économique 

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( Le néologisme SOLASTALGIE  a été introduit en 2003 par le philosophe de l'environnement australien Glenn ALBRECHT pour désigner un sentiment de détresse, se rapprochant de la nostalgie ou de la mélancolie, causé par le bouleversement de l'environnement immédiat d'une personne. Il désigne aussi, de façon plus large, l'anxiété (écoanxiété, éco-anxiété) face aux changements environnementaux causés par le dérèglement  climatique  et la pollution. ) 

 

C'est à travers  ce néologisme que nous tenons à interpeller les décideurs de ce Monde, en chacun des états qui le composent et le manipulent selon leurs  guises infernales  et  destructrices, sans se soucier des nuisances  et des menaces terrifiantes qui pèsent sur le futur immédiat .

Il n'est point d'effets de mode, de courants néo-spirituels, d'attitudes  post-soixante- huitardes alanguies, d'interprétation égocentrique de la réalité taxée le plus souvent  d'états d'âme et de faiblesse par nos politiques et autres hommes d'affaires en marche  dépourvus d'empathie élémentaire.

Il s'agit d'un profond mal-être, d'un mal aux mondes qui nous entourent et dont nous percevons toutes les souffrances, parce que nous sommes parties prenantes et originelles du milieu qui nous enfante et nous porte vers le bout de la route.

L'essor des nouvelles technologies et des pratiques bio-informationnelles, l'élargissement des réseaux sociaux et des vastes circuits de l'information,  la masse des nouvelles  qui nous parvient dépassent les capacités d'intégration et de supportation  de nos personnalités et sensibilités.

Une pléthore de faits et de forfaits  indésirables,  perpétrés contre l'état tutélaire et souverain de Nature, touche une très grande  partie de la population, sans distinction d'âge. Nous le voyons bien lors des marches pour le climat et autres  temps forts initiés par la jeunesse du monde entier ...

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Les seuils d'agressions perpétrés contre notre milieu et cadre de vie, l'environnement, la biodiversité dans son ensemble,  l'excès de ville, la pollution majeure, les diverses formes du  dérèglement climatique, les incendies monstrueux, les canicules et sécheresses inédites, le sort réservé à la condition humaine appauvrie et aux animaux massacrés, créent ainsi de graves troubles d'anxiété, liés à une tristesse  patente, latente, chronique. Un mal-être  compatissant, qu'exacerbe l'impuissance à rétro-agir face aux agressions perpétuelles dont est victime la VIE. Un Mal-Être qui  finit  par  engendrer une situation de rupture avec le quotidien des personnes  affectées. Cette liste de causes majeures n'est pas exhaustive ! 

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Deux interprétations du monde semblent s'opposer et présider à l'émergence  croissante de ce type de malaise existentiel récent, bien que ces causes  de troubles existent depuis toujours, sommeillant en notre mémoire collective.

Il est des gens qui considèrent que l'homme doit et peut asservir le vivant,  l'environnement,  selon ses conditions et ses desseins, ses finalités hautement technologiques, quoiqu'il advienne

quand d'autres fondent la primauté du respect du vivant sur Terre, de la biodiversité, d'une nouvelle forme d'éco-responsabilité durable.

Le fossé est si grand  que la béance devient sources de conflits, de révoltes, d'agressivité ;  l'inhibition de l'action de défense plongent les personnes qui  sont impliquées et se sentent concernées vers des maux graves et préjudiciables au cours serein de l'existence.

Ainsi confrontés à des déprédations, à des attaques  frontales impunies  et ostentatoires contre les principes fondamentaux de la  vie, de plus en plus de sujets  souffrent des maux de la solastalgie, sous des formes variées et  différentes, avec  plus ou moins d'acuité.

Le phénomène se répand, au train où vont les choses, le mal gagne du terrain, prend de l'ampleur, vire à la fatalité très mal vécue, parfois et souvent  à la dépression, voire à l'incapacité à affronter les nouveautés d'un réel considéré comme  honni.

Henri LABORIT, neuro-biologiste, bio-politologue à tort décrié, relatait en son temps une certaine forme de solastalgie, à travers un  ouvrage remarquable :  " L'homme et la Ville ", " l'Agressivité Détournée ",  entre  autres livres édifiants et visionnaires

A SUIVRE