VENTS MARINS from MARIN 2A on Vimeo.

 

 

Le temps n'est-il pas empli et chargé de tout ce que les vents emportent
Eau-Delà  de nos vies, du rêve, de la poésie...
La mer recommencée, perpétuelle épiphanie, antidote
à  solastalgie que l'anthropocène inflige à l'ordre des mondes vrais  meurtris

Il semble, dit-on,  que les images vont,  toujours les mêmes,
répétitives. D'aucuns  diront " si longues " !...
Elles auront bien vieilli, arborant  une décennie  pour les plus anciennes 
et palpitent  au diapason des ailes éreintées, suivant le sens des mots
que rien  ne saurait rider, fussent-ils rivés au visage hâlé,  des maux burinés ...

Qu'importe, tant que la Nature y est noblement  révélée,
sans autres atours que les siens, les seuls que je reconnaisse
à la réalité véritable, allant contre les vaines illusions et l'éphémère ;
Elles  vont,  certainement par millions,
couvrant les petits écrans de solennité,
inondant le regard des larmes, de l'authenticité,
de la souveraineté de l'Etant qui précipitent
autour de la planète des milliers d'âmes éprises d'aventures.
De retour aux sources, voici  conter le  pèlerinage,  le temps immémorial,
 les saisons ; ô réminiscences, paradigmes perdus,
énigmes du socle commun à partager davantage, à élucider  !...

Il est aussi vrai que composer dans le tableau sibyllin
de la tempête, aux confins des caps, d'une Île,
être de la partition azurée comme du silence de la mer,
ne serait-ce qu'un instant : quelle plus belle offrande
nous eût donnée l'Eau-Delà, l'éternel comme se plaisait
à le clamer A. Rimbaud ; Illuminations perpétuelles,
cristal dense et fluide que les vents ouvragent,
ces vents, Marin, qui déclinent vers l'Île qui t'abrite et te réfugie 
tant de pensées vagues et lumineuses,
d'où jaillissent le poème, les sonnets d'une terre d'exceptions !

Songes incessants  où l'on prend le pouls de l'Ether et,
le sentant battre à l'unisson du sien, divaguer, exulter,
partir déjà  un peu ! Puis s'arrêter un instant, avant de tourner
autour des ciels, c'est l'oeillade vers un bout de Terre qui  réconcilie !
Se dire,  en une fraction de seconde, dans la violente rafale :
_ " bascule et emporte tout avec toi ! ", et à  ce retour quasi improbable,
quelques humbles révélations, le sentiment de ne plus
être la même personne, loin, si loin de soi,  pour avoir également
confié son âme, ailleurs, au temps, au vent, à l'onde,
à l'immensité d'un fulgurant éclair !

Une toute petite voile, une voile imposante et,
toujours,  la préoccupation majeure de ne point démériter,
de faillir aux rythmes, à la danse des éléments de l'Univers.
Alors, me diriez-vous, sont-ce toujours les mêmes images
qui vont autour d'une Île égayer ses  flots de solitudes,
l'antre de l'oubli  et de la  mémoire recouvrée ?

Je reviendrai encore, de temps en temps, avec une moisson
d'images qui je l'espère étonneront, donneront quelques frissons,
l'euphorie de l'extrême, de la création, de l'inhabituel,
hors des sentiers rabattus ! Il est en ces Chœurs d'Îles
tant de nefs à ciels ouverts à partager, à découvrir,
au gré des vents artistes et des ballets des houles  chorégraphes.
Viens, monte à bord, Marin, faisons ensemble le tour
de  l'univers des oiseaux, des saisons, des vents portant
les noms les plus fous ... Avec eux, nos pantomimes insensées,
presque impudiques, téméraires, suicidaires !...
Point de portrait ! il serait inconvenant ...
Je souhaiterai seulement associer ces images à une Voix dite :
" Off ", sans autre visage que celui de la vague !
Laisser aller çà et là quelques rimes, une pensée. 
la souvenance erre au pays des  songes. 
Témoignage tangible  d'une épreuve que la mer nomme,
indifférente et belle : " Fortune de Mer " !

A tous les rêves d'Enfants, pour une Idée de la Nature en fête,
pour l'homme surtout qui, de nos jours et depuis longtemps déjà,
saurait plus que jamais accompagner l'Idée de NATURE
afin qu'elle ne tombât plus jamais sous le joug  cruel et  le  verdict 
qu'elle entretient, hélas ! Toujours impassible, 
impitoyable parfois, par déterminisme, nécessité, au hasard ...

L'homme séjourne sur Terre
afin que lentement, peu à peu, le Loup recouvre les tendresses
de l'Agneau sous le regard apaisé et serein de l'humanité,
bercée entre Mer et Ciel, sur un splendide vaisseau : Planète Bleue !
A la Vie, à la Nature, pour l'Homme et à ses Compagnons d'aventures !...

- MARIN  - 

Pensées en Mer 

Texte revu et corrigé le 19.03.2076, le 20.03. 86,  depuis l'Eau-Delà, toujours encours d'écriture ...