DE_PASSAGE___

 

 


OU LE TEMPS D'ARRIVER


Partir un jour      en l'instant
Arriver
disait une âme soeur
Qu'importe
Et de ne point y penser
L'échéance veille
qui sait attendre
aux termes de la délivrance      de l'alliance
que l'éclair parfait comme un évangile


Quitter si beau vaisseau
Qui en détiendrait    ici-bas   l'éphéméride    l'écrinn aux souvenirs 
le secret des conjonctions astrales
si ce n'est un brin d'intuition
les signes d'un Ciel mutique
Mais de tous les maux qui hantent le présent
enclenchant sitôt ce funeste décompte
que la durée charnelle  endure

Saches que tu participes
de l'impermanence des choses
dont le temps dispose
Guises silencieuses       éternel dessein
perpétuels possibles   de nous     tangibles
que la conscience éprouve
solennelle et souveraine

Avoir été de passage
aux yeux de l'amour       au-delà des frontières
en témoignant de saines révélations
que Terre et Mer ouvragent
en louant la vie       la diversité
quelque fabuleuse primauté
d'un choeur univers
qu'il nous faut écouter     avant de passer 

Partir
comme une allégeance
à l'infinie migration
au cycle des renaissances probables
vers   l'autre rive
qui absente     qui distance
sans l'ombre du doute
tout en laissant   sur Terre
l'empreinte perdurable
de ce qui fût et enfantera
sans fin

Trouve     dans l'imanence azurée
dans l'essence des mots sublimés
l'antidote au déchoir
qui valide sans appel
les bassesses de la mort
l'outrage au mystérieux voyage

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Avoir été     paraphe      oeuvre de l'Unique
Livre-toi à l'innocence cosmique des étoiles
où la poésie se joue des ères éphémères

Vis les fulgurances de l'imaginaire
où convolent amour    beauté     liberté

Rappelle à toi les paradigmes antiques
voguant à l'orée de l'idée     de l'absolu      sans  aucun fard

Le roseau pensant ne saurait se priver
de Connaissance       de Sagesse
du  " supplément d'âme " universel        philosophal 

Si les fruits de la matière comblent la nécessité
ceux de l'esprit sèment
s'aiment dans le champs des possibles  divins 

Rien n'est jamais acquis    qui ne soit pensé
ailleurs    déjà     hier    demain  jamais 
à toujours perpétué dans l'ordre des choses vraies
des palingénésiques métamorphoses

 

- MARIN - 

Enigme