Nikolai_A

Toile /Nicolas TARKHOFF  - 1871 _ 1930

 

Rêve de  ne plus dormir ou verser  dans le long sommeil de la nuit dés-astres sans Lumière  

 

LA NUIT  LA MER    APRÈS   AILLEURS     D'AUTRES CIELS 

 

Les Moires  les  Parques  infatigables filandières    La folle Camarde    la Grande Faucheuse
Ô figures de la  Mort   dont le O ouvert sonne creux
résonne comme un euphémisme caverneux 
Aveu capital      aux cent vains  maux           tellement démuni
qui survient     tôt ou tard
au terme irrévocable de l'échéance pesante
juché face contre l'immensité du temps

 

Oppose-leur le destin unique  d'un  brin de conscience inconnu    Alors  
Délire    Marin                                                   Rêve            et-va-naissant
circonscris - en à volonté les possibles diaphanes 
pose  les cairns d'un vertige cosmique
allant bien       Eau-Delà  
des  sens et du commun     Ainsi  du sibyllin départ  

Tel  le solitaire           hauturier des vastités
livré aux forces ouragans
aux lames de l'océan pers 
à l'éternel silencieux
qu' Océan-Ciel destine
au vivant
lorsqu'il lui vaut antichambre 
tangible ailleurs
apaisante folie ou  sagesses
Voici les nouveaux accords d'un tout autre viatique 

Fais - le tien    Epargne - lui  la tragédie   Récuse le sort   la fatalité 
Mais de l'après   d'un probable retour     encore et encor     sublimés
de la Mort   aux allants  allégoriques de la délivrance
Elle que l'on souille    à l'envi     si bas    livrée en pâtures   sans fin   selon la loi
tel l'outrage odieux  à l'Eternel
La mort travestie    négociée sur l'autel
des écritures   des iniques  traités
que portent  si haut le  dogme  doré
maculant l'oriflamme sanglant-élevé 
Cruelles gageures   quelles impudences 
embrasent le désert pérennel de la vie

________________________________________________________

 

Que tu sois           à demeure
à toujours
des vires       des lices du purissime
en perpétuelle partance     déjà consentant

Qu'un penser abyssal abîme à jamais
ici-bas
le règne invalidant des certitudes  et des vérités  meurtrières

Oeuvre aux portes de l'infini
Vis intensément le poème de la mer
Vole sur les ailes des  vents éthérés 

Ces écrins de ciels      tu le sais
sont invisibles pour les yeux
et jamais ne se referment pour qui voyage et migre  avec les étoiles et les oiseaux  

 

§

 

-  MARIN  - 

Le Bout de la Route