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"  ... La mer,  impitoyable et fascinante à la fois ! Univers de sublimité, d'effroi. Vastité  impavide... La  vie, la mort convolent, se révèlent l'une à l'autre en  se partageant les azurs fluides ;  pérennelles  sagesses. Puisse l'être aux mondes  en traverser quelques voiles diaphanes, rêver, à toujours, à ciels ouverts  !.. "

 

- MARIN - 

Pensées en Mer

 

La relation, les rapports à l'eau, à la mer, à l'azur et à l'onde, mûrissent. Déjà  fusionnels, symbiotiques, amniotiques, très certainement, depuis l'aube des temps : gagnent-ils en profondeur ce regain de liberté que les vents délivrent ? 

Si  le voilier  s'ouvrent de radieux et vastes horizons, la voile libre et légère ose l'avalanche liquide, écumante, la proximité de la roche et du tombant, du vertige  accore. Quel  étrange  adagio accompagne les extra-vagances d'un marin à part, irraisonné parfois.

Ainsi de raser l'abrupt  translucide des houles croisées, des passes et des barres liquides, allant  sous l'abri protecteur des îlots dénudés.

Solo subliminal, revenu aux temps du rêve. Les rochers  s'animent ; visages, profils, silhouettes minérales sont du voyage initiatique. Y ouvrir comme une  voie, la tête dans les étoiles du miroir des ciels ... 

Rien, ici, ne volerait à ton secours, marin ! Le puffin cendré, pourtant si familier,  continuerait de planer, de pêcher, ne laissant jamais de choyer la couvée, là-bas, loin sous le vent, vers les blanches falaises et ses nichées appendues.

Tu n'es point de ce monde ! Disons, humblement, de passage, présence fugace. Les vagues et les blocs de pierres n'engrangent aucun souvenir ; pour toi, ils les abîment et les perdent, le lien à toujours largué  

 

LA_VOILE_LIBRE__II_