UNE_AILE__

 

Par  les vastes  prairies de la mer,   une aile  esquisse les desseins de la liberté... Hautes en  couleurs, vibrant à l'unisson  des ondes irradiées de lumières, tels ces champs de lin bleu qui fleurissent à terre et rappellent  à toujours  le rendez-vous  que l'on aurait souhaité  ne  jamais manquer.

Mais une aile, l'en - soi  plus léger, éthéré comme affranchi  de l'entrave et des boulets, de toute allégeance  à l'argent, à l'éphémère,  aux  vanités ici-bas conjuguées à l'aune  du chiffre et de la mesure, du paraître.

  Loin de  moi l'être soucieux  de se situer derrière deux  verres polarisant le réel, grimant l'âme du choeur - océanique ! 

Une aile  fuse  entre les desseins de la dune, les  pans  réfringents d'un désert au bord de l'eau sidérant la solitude, ses silences habités.

Un-conscient,  de passage, dans un décor toujours intouché mais dont les fonds  trop clairs signent  inexorablement la  zone morte marine, ces zones que la vie et la diversité auront quittées, distançant  ainsi les affres de la cupidité et ses procédés de prédation ignobles...

Une  aile, pour lier le ciel à la mer et la mer aux cieux, louant  les langueurs vernales d'une évasion, d'une échappée belle, ailleurs ou nulle part, au commencement des mondes, afin de tout recommencer.

L'instant fulgure de moires chatoyantes, de camaïeux prémonitoires 

!

- MARIN - 

Mal de Terre / Mal aux Mondes