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La "  belle plage " se livre telle qu'elle fût jadis, relevant et délivrant tous les atours du hasard et des nécessités souveraines 

 

NON 

!

Que nous vous opposions sans cesse  autre chose, une réalité qui n'aurait jamais été impactée, travestie, bouleversée ! Loin de nous ces clichés qui font de toutes les dites  " belles plages ", la norme lucrative que l'on trouve partout, l'écrin aseptisé, nettoyé, lavé, arasé, ratissé par tous les engins possibles et inimaginables.

Il y va de l'authenticité d'un vaste Territoire Maritime Insulaire, plus de 1000 kms de côtes  subjugant  souvent la beauté

...

Que nous déplorions une bande de sable plate et grise, pour avoir été dépossédée de tous les substrats essentiels, aménagée à l'encan,  loin des desseins  vrais de la nature et de ses chefs-d'oeuvres immémoriaux.

Enfin, ces restes ou ces ersatz de plages, de cordons sablonneux ne gardant de l'ex-plage que les couleurs et les contrastes que la lumière du soleil et les sables d'antan tentent encore de garder, de maintenir, malgré les assauts de la masse humaine  toujours plus compacte, dense, cupide, con-quérante.

CHANGER DE PARADIGME 

Non, la plus belle des plages, où qu'elle se  trouve, serait croissant doré  composé d'arènes variées blondes ou roses, une arcature  large et  généreuse. Un dessin que seuls la mer et les éléments ouvragent et parfont avec prodigalité ! On y trouverait tous les apports et les curiosités végétales des rivages lacustres et des dunes, les fruits des courants, les témoins d'une vie foisonnante venue   des montagnes, du grand large,  odoriférante à souhaits.

Des dunes qui prendraient racines le plus loin possible vers la terre, les ruisseaux et les tombants d'une Île exceptionnelle de beautés... Et si la mer  venait à monter, cette plage serait en mesure de reculer, de saisir l'opportunité que la terre lui offre, afin de s'épandre, un peu plus loin, plus haut, gardant sans fin ce couvert végétal durable susceptible de pérenniser et de choyer ce rêve de plage, ou, la plage de nos rêves ...

Enfin, point de parking en Tuf ajouté à même les sables, les roues dans l'eau, ces édifices et  roulottes entassées rognant et bafouant l'exception de la composition naturelle, de la fragilité, de la  rareté de ces écrins dont certains, fort heureusement, seront  restés intouchés, préservés, protégés.

Il faut savoir de quoi on parle, ce que l'on veut, ce que l'on risque  à court terme en  exploitant  jusqu'aux racines des pins le liseré de sable jadis ample et vaste qui faisait, - oui, certainement -, exception, qui valait le qualificatif de plus belles plages de l'Île

Enfin, la plus belle des plages serait rencontre, coup de coeur, que l'on découvre au terme du chemin la distançant de la route, fût-il long. Un lieu dérobé où  la modernité naurait pas prise, originel et nu à la fois, propice à la luxuriance, cette profusion que les sens attendent au détour d'un rocher, d'une anse, d'un cap, d'une pointe, d'une lagune.

Il y a hélas ! tant et beaucoup à faire, à entreprendre ! De l'interprétation et  de l'acception  du concept dynamique de plus " belle plage " aux mentalités se satisfaisant  du cliché, en dépit des déprédations voisines insupportables, comment recouvrer ces pans de rivages à jamais bouleversés et détruits 

!

Ghjorghju d'OTA

Pour 

CORSICA...GO56

Revu et corrigé le 30.06.19