MICHEL_SERRES_

 

" Au fond, je suis devenu philosophe à cause d'Hiroshima " 

Michel SERRES

 

 

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Révolte, consternation, inepte décalage quant à la réalité des faits et le cours des choses que la politique politicienne des apothicaires-arrivistes hélas ! commande et pérennise à leurs fins ! Les déclarations redondantes, ampoulées, superfétatoires promptes à se situer et aux  faire-valoir pleuvent et inondent les téléscripteurs, les réseaux, depuis les sphères viciées.

Pendant ce temps défilent la misère, la précarité  l'indigence, les témoignages affligeants de l'in-justice sociale, au rythme des coups de matraques et des armes sub-létales utilisées en guise de dialogue con-structif.

L'Un des très grands penseurs de l'humanité et de l'histoire en  marche, aujourd'hui, allant  à reculons,  vient de s'éteindre ! Il  y a un temps à tout, dirait la sagesse, nous sommes là, de passage ; traçons un beau sillage sachant que,   " avec le temps, tout s'en va " ! 

Théodore Monod n'est plus ; l'homme du Désert, le Chercheur d'absolu, auteur d'un poème remarquable :  " La Termitière ", aura laissé un vide immense, imperceptible, inaudible aux grands ténors du business.

Tant d'autres esprits lumineux seront déjà partis. Depuis A. Schweitzer,   exilé volontaire  au Gabon, à Lambaréné, pour y créer la première grande léproserie, le premier hôpital de brousse que les coalisés feraient  bombarder, si besoins étaient,  ( Syrie - Palestine - Coalition ), en cautionnant leurs actions, leurs forfaitures, sur le parvis des hommages et des commémorations pompeuses justifiant la fatalité de la guerre et des ventes d'armes !

Maniant l'art de la rhétorique et du plaidoyer, les voilà noyés jusqu'au cou dans les culs-de-basses-fosses de la compromission, des marchés, des menées politiciennes pilotées par  les grandes dominances d'un système civilisitionnel et sociétal  corrompus, asservis aux rouages des allégeances mercantiles et cupides.

En quête de Co-naissances, auront-ils été  un tant soit peu écoutés, suivis, convoqués  à desseins et selon les horizons d'un penser novateur et constructif, disruptif à bon escient, salvateur ? 

Non, pas le moins du Monde, des Mondes !

Le temps fuie, dérape, dérive, s'enlise, pourrit. Rien n'aurait changé qui eût enfin conforté la clairvoyance et l'éminnence de ces grands passeurs, de ces philosophes - chercheurs. 

Ils furent tous en  avance sur l'air-l'ère dégradés des technocrates et des politiques opportunistes plus enclins à verser des larmes  de crocodiles et de valets que de mettre en exergue, de leur vivant, les grands principes fondateurs et régulateurs des sociétés de progrès, de respect, de prévoyance et de foi.

Foi en  l'absolue vérité de la voie  docte et pacifique que l'esprit de la Connaissance et des Lumières étaient supposés conduire, au-delà des sacres, des palais...

D'aucuns ne manquent aucune occasion de s'enorgueillir, de se placer, de briller, usant de vitrines et de paravents qui en définitent salissent la mémoire d'êtres exceptionnels, évoluant à l'opposé de ce que les politiques technocrates et affairistes sèment  sur le terrains du déclin et de la décadence.

Notre Monde, nos Mondes n'en seraient certes pas là si de telles personnalités, - Théoriciens et hommes de tous les terrains -, avaient été écoutées au plus haut niveau de l'organisation des hommes.

Jean Rostand, A. Schweitzer, Annah Arendt, Alain, Pierre Bourdieux, H Laborit, Haroun Tazieff, Théodore Monod, Michel Serres, Edgar Morin, Raoul Vaneigem et, tant d'autres

!

Ils ont mis en garde, alerté, anticipé, éclairé, découvert, sans avoir, hélas ! été  suivis et appliqués. Et ce  sont ceux - là même qui aujourd'hui les louent,  qui déméritent au destin  transparent de la civilisation. L'histoire,

cette ogresse ingrate dont les protagonistes dominants écrivent les actes  d'une tragédie populaire et naturelle  sans fin 

!

CORSICA...GO56