CUMULUS_CONGESTUS_

 

 

LA DONNE INSULAIRE ESTIVALE 

 

 

Vents, pluies, orages,  froids, canicules, verglas, neige, submersion, grêle,  crues, etc ! Le principe de l'échelle des vigilances météorologiques associées à la virulence et l'ampleur des phénomènes constitue  une excellente disposition.

Prévention, sécurité, anticipation étant  dès lors au maximun du potentiel destiné à lutter, à s'organsier, à secourir le cas échéant. Certes, mais  permettez-nous de souligner non une carence, mais quelques fragilités quant à l'application et le décret de ces niveaux de vigilance. En  effet, on ne peut raisonnablement traiter le contexte, la situation et l'évolution des évènements de la même façon, en tout lieux, à savoir généraliser le niveau de Vigilance requis ; si nous observons des  cas particuliers, ils restent rares et, le département, la zone, la région  intéressés peuvent souvent souffrir  d'une estimation et d'une évaluation  des risques se révèlant en deçà de la réalité, de l'actualité, des nombreux paramètres qui leur sont spécifiques, temporairement  exacerbés, requérant  un ensemble de moyens sur le terrain, en amont de l'évennementiel , (  Surveillance, notamment ),  en définitive beaucoup plus conséquents.

Nous vivons  en Corse une situation de chaleurs et de canicules complexes ; les terres et les sols  ont été chauffés à blanc. Aucun indice d'hygrométrie ou si peu. La moindre étincelle et, c'est le drame, en dépit de tous les moyens mobilisés.

Une vigilance jaune vire de suite  et en maints endroits à l'orange, au Rouge, tant les facteurs comme les vents, le couvert végétal, l'accélération dûe aux   goulets,  aux dénivelés demeurent imprévus, souvent sous-estimés en force, à l'instar des nombreux jours passés. Nous  déplorons  sur l'eau  de fortes variations et écarts quant aux prévisions...

Il y a une  exception  CORSE !

QUI PEUT LE PLUS PEUT LE MOINS 

Il ne sert rien de jouer petits bras dans les bureaux en validant une Vigilance Jaune, sachant que l'Île de CORSE demeure potentiellement à très hauts risques, l'été, eût égard aux incendies, aux  crues qui sévissent déjà l'hiver, de nos jours et, en été ...!  Nous ne serons jamais assez prêts face à la complexité d'un milieu  inhabituel où les dénivelés, les vallées profondes, le réseau fluvial, les pointes et les caps, la proximité des sommets attisent tous les types de phénomènes naturels  et d'origine anthropiques dangereux.

Des vents sont annoncés. Les effets de Foehn seront encore très marqués. Il convient d'évaluer déjà les  pires scénarii et non se cantonner avec précision aux moyennes  probables de leurs valeurs et  données généralisables. Ne subissons pas le cadre  rigide d'une équation, d'un modèle, quel qu'il soit mais,  adaptons-nous bel et bien aux rigueurs connues d'un terrain plus que  complexes, hautement évolutif, très diversifié, dont les éléments  se liguent et inter-agissent  hélas ! pour le pire...

Voir la suite des évènements en Orange ou Rouge ne déméritent  certainement pas ! Cela honore justement cette  précieuse attention que l'on voue à une Terre  d'exceptions, sur tous les plans, une Île  montagneuse fortement exposée aux risques majeurs, lorsque  que sa géographie physique et les formes du  dérèglement climatique  lui imposeune prévention sans faille ni réserve.

Face à la perte de nos joyaux naturels, de la biodiversité, du travail de la terre, il n'est plus question de coûts mais de salut, de survie,  de prospérité durable. Élus, soyez plus que vigilants ! La Nature est en crise majeure. L'état  ne peut plus " mégoter " ...

Il serait  inconcevable  de juxtaposer des milliers d'hectares  partis en fumée à une Vigilance Jaune préalable, en amont 

!

- MARIN - 

ARTICLES PERSONNELS  /  MÉTÉOROLOGIE