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Du  poudroiement des mers  et des hivers tempétueux naissent des rivages uniques. Un fabuleux jardinier en parfait les visages, loin de artifices. L'eau polit la roche ondoyée. Les coups de temps tamisent les ors de la terre, sous nos yeux. A quelques encablures  de ces lieux de splendeurs, des créatures crasseuses jettent en roulant, en  chemin,  tous les déchets  d'une connerie inégalée. Ailleurs, aux côtés de la cupidité, des plages se meurent avant que de disparaître à tout  jamais. Auront-elles compris un jour ce que signifie, ce que recèle la marche du temps harmonieux. Les feux d'artifices ne sont pas dans les ciels des bicentenaires. Ils irradient de beautés le lever et le coucher  du soleil.

 

 

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Les vents et l'eau creusent la pierre grenue. Vestiges minéraux safranés, ocres mordorés oeuvrant au dessein  du rivage, d'une Île. De sublimes croissants  de lune  traverseront encore  les âges  et les jours ; des hommes de bonne volonté  veillent désormais sur la préciosité de ces écrins.

Au zénith   du soleil, une lumière intense rehausse le ton des azurs  sombres et  profonds. Par myriades, les étoiles dansent sur les mers  devenue trop chaudes ; nuit obscurément moite que le pèlerin  interpelle, interprétant  le champ  des étoiles brûlantes. Pensées d'un marin, à terre, les yeux rivés vers demain, une rencontre, le chant des vagues  ? ... 

En ces lieux pourtant si familiers, quelques minutes, une forte rafale de vent, un nuage, un grain, le vaste dessin de la longue houle, le vol de l'oiseau marin, un rocher peuplé de cormorans, mille autres évènements furtifs suffisent à voyager, à franchir le seuil des latitudes, à  contempler la beauté immuable des métamorphoses.

Je suis là, allant  au gré  du penser vrai, dépouillé, humblement nomade et passeur, louant sans fin l'ineffable.

Il est  tant de choses qui ne se voient plus, que l'on ne regarde plus, trop anodines qu'elles deviennent aux yeux  cupides des modernités artificielles importées, exportées, travesties

!

- MARIN - 

A Terre / Mal-être - Mal au Monde - Pour l'Amour d'une Terre détournée de la Voie ...

 

Élus Corses, quand aurez - vous compris qu'il ne faut pas et plus toucher aux rivages, qu'il est impérieux  pour l'avenir de cette Terre d'Exceptions, de réhabiliter ce qui  aura été  rogné, retiré, enlevé de défenses naturelles aux plages, où qu'elles  se trouvent. L'Île de CORSE vit un sursis : pour combien de temps, tout s'accélère.

Ghjorghju d'OTA

 

 

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