POESIE_

 

 

Où sont-ils     ici-bas       qui ont déjà  passés
Se seraient-ils  absentés
emportant avec eux   un pan de la mémoire des Mondes
Comme une vague idée de l'éternité en allée
avec le soleil de minuit
un beau matin
le Matin des Magiciens

Ils auront été
Elle et Lui
radieuse aurore surnaturelle
au chant de leur amour
perpétuel

Histoire sans fin dont la rose
la poignée de terre poussiéreuse
recouvrant   un jour     la bière
ne sauraient refermer les paupières de l'absence
comme on souffle une bougie

De passage      à toujours migrant dans l'âme
sans conscience
Être
et ne plus jamais sombrer
dans la fosse commune
de l'oubli

Mais au - delà 
l'ample frondaison de l'olivier
que les vents silencieux animent
te confie aux constellations
aux mythes de toujours
Vois la voûte nitescente qui nombre
un à un
tous les petits Princes
naufragés
en route vers de fantastiques planètes

Que la raison    de nous     enfin s'absente
dérisoire et si lourde à la fois
Ce soir est au vent
qui attise le feu des étoiles
qui fige la glace des nues noctiluques
Le temps tamise les pierres
que la houle bat et polit aux rivages
du commun accord des songes prémonitoires

Aurais-je vécu la fulgurance de l'instant
une hypothèse
l'improbable décours  d'une infime parenthèse
Quelle voix     quel écho en moi
destine ainsi  l'élan de la durée
verseraient-ils  sur le dernier rêve
les splendeurs  du  pérennel  jardin d'Eden
du  paradis perdu tant évoqué

?

 

- MARIN -

ALPHA LYRAE

En 1 ère Ecriture

le 89.66.9863