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Matthieu RICARD 

" La souffrance d'un animal est plus importante que le goût d'un aliment " ...

En rester là : comme un euphémisme

 

 

C'est dans un contexte délétère, attardé,  dépourvu de LOI CADRE en matière de CONDITION ANIMALE que les animaux  vivent et traversent  une véritable souffrance, des atrocités commises par les humains. Le temps, les modes  qui vont et  qui passent exacerbant les mentalités et des  comportements d'une cruauté inimaginable

Une situation quotidienne qui  témoigne sans fin  d'une justice à  " géométrie variable " ; rendue selon, avec les circonstances atténuantes de circonstances, les lenteurs, les peines dérisoires...! 

Notons le déficit de structures publiques capables d'intégrer et de penser la souffrance animale. Quant aux fourrières : elles fleurissent et excellent dans l'euthanasie ...

En outre, relevons  un déficit patent  d'éducation  et d'information relatives à la  condition animale, dès le plus jeune âge. Aucune campagne, si ce n'est celles que mènent le milieu associatif qui tente de réparer les  carences d'un état indifférent  aux sorts  que la société réservent sciemment aux  animaux, en les exploitant sans freins.

Pour ce qui  concerne les commerces des viandes et la souffrance animale, les  rituels confessionnels liés  à l'abattage, on observe une détestable complaisance  doublée d'un laisser-faire révoltant.

Des Ministres, des hauts fonctionnarisés  en charge de la condition animale, aficionados en surcroît, adoubent à l'envi, - selon les temps forts de l'année et la tradition atavique -,  la Tauromachie, les écoles de jeunes Toreros qui,  sur le sol français, s'exerçant à tuer, en maltraitant, en transperçant  des vaux  ! Entre jeux et paris sur les animaux, les occasions se multiplient, pourvu que l'animal souffre...

Mais au-delà, les abandons, les crimes perpétrés contre les chiens, les chats, les renards, les oiseaux dont on autorise les massacres à grandes échelles via des  remises financières  sur le permis de tuer,  N'oublions pas les  conditions ignobles de  transport de la viande bovine-ovine- vers l'étranger, -  au nom du réchauffement climatique -, les tueries violentes et  incontrôlées menées par les grands abatteurs dans les abattoirs sordides, indignes de l'homme et de son époque.

Les pétitions nous arrivent par milliers, relatant des faits inconcevables qui n'interpellent nullement les députés aux affaires en marche juteuses ... La France, dernier élève, justement, du traitement de la condition animale en Europe.

Des cirques animaliers toujours en vogue aux delphinariums, de l'expérimentation animale aux traitements  infligés aux êtres de laboratoires, lors des travaux  de recherche non encadrés et barbares, des fermes industrielles entassant  des milliers d'animaux  stressés, gavés dans leurs boxes immondes, le cou rivé, pour faire de la barbaque : 

oui, la FRANCE se fourvoie dans ces rapports ignominieux à la nature et à la vie, à découvert, dans l'irrespect de la Vie. Et pour preuve, la Trahison  des Gens-En-Marche

 

https://www.europe1.fr/societe/chasse-pourquoi-les-demandes-de-permis-explosent-en-france-3914417

Le commerce des animaux, les grandes surfaces animalières, les ventes en lignes caracolent  au zénith des chiffres d'affaires, à la vie, à la mort, le compte n'y est plus ; la nature se meurt, orpheline de ses animaux que l'on massacre selon la force et la pugnacité ataviques des traditions, un appétit vorace de venaisons.

Il n'existe aucune structure gouvernementale propre et spécifique susceptible de se pencher  sur le bien-être animal. Les communes s'en accommodent. Si les associations venaient à manquer, à fermer, nous vivrions alors un véritable désastre animalier, un enfer de douleurs.

Quand cette situation cessera-t-elle ? Pourrions-nous voir enfin l'état  se réveiller et  accorder  au règne animal, aux milieux qui l'abritent, toute l'attention et les contrôles qui s'imposent, justement via les communes, dans un grand projet de société animalière et humaine ? 

Est-on en droit d'exiger que la Condition Animale ne  pèse plus sur les  consciences en termes d'affliction et de mal-être permanent. Devons-nous  subir le  tragique spectacle de l'abandon des animaux par milliers le long des  routes des vacances comme on jette des déchets par la portière de la voiture ? 

Est-il sain de traverser pareils sorts dans l'indifférence et le mépris de l'animal ? 

Il est impérieux de mûrir, de méditer ces pensers qui habitent et hantent des milliers de personnes outrées, concernées de près, investies et engagées au niveau du secteur associatif.

Il est de grandes lignes à tracer, en présence des vétérinaires, des élus locaux, des responsables politiques régionaux et, bien  entendu, de l'exécutif, des représentants du monde associatif, des biologistes, des éthologues.

L'état devant  être à la fois incitateur et garant des moyens à mobiliser, des objectifs à atteindre le plus rapidement possible. Chaque commune, groupement de communes se doit de refléter des faits et des actes  concertés, interdépendants, complémentaires visant à redonner à la condition animale toute la place qu'elle mérite et qui est la sienne ! 

L'éducation, en parallèle, doit jouer un très grand rôle à ce sujet. Le législateur  est sommé de proposer une vaste loi cadre sur le sujet  de la condition animale et, l'état, de se doter d'un secrétariat d'Etat à la condition animale

Dans le cas contraire, nous desservons l'intérêt collectif détruisant peu à peu un cadre de vie essentiel que les rigueurs du temps menacent grandement.

Un monde sans animaux, c'est un peu comme un monde sans racines, le ciel enténébré, dépourvu d'horizons

!

IL FAUT FAIRE  QUELQUE CHOSE DE GRAND POUR LES ANIMAUX ET ARRÊTER CES MASSACRES

CETTE SOUFFRANCE  INSUPPORTABLE DE TOUS LES INSTANTS 

QUI LES FRAPPE DE PLEIN FOUET

 

- CORSICA...GO56 -