kazanevsky_2017_03_13_8454

 

 

L'été ne transpire plus. Respire-t-il encore en suffoquant,  à l'instar de ces frondaisons rabougries, défoliées délinéant sur les ciels insulaires glauques la main ossue des chênaies  jadis verdoyantes.

Des vastités  incendiées monte la plainte de Terre suppliciée  aux  Ciels dépossédés de leurs desseins solennels et prodigues.

Du piédestal des certitudes meurtrières, du socle commun de la mégalomanie, des sphères  ploutocra-tiques zélées résonne le bourdon des ultimes servitudes institutionnalisées, passées par la force des partis dominants et des Lobbies.

L'autel de la décadence signe et  parfait ainsi la grand messe et la curée mondialisée. Tapis rouge-sang en guise de lit tari ! Le  grand fleuve tranquille de l'éphémère et du paraître, en marche vers le déclin, n'en finit plus de s'en - terrer.

Les petits chefs évoquent,  avec ostentation et insolence,  ces monstres cycloniques  qu'il leur faudra affronter, braver tels des titans ; nouveaux  Kraken prompts à terrasser les sentinelles des mondes originels dévastés... Le monde des jeux en réseaux est à son comble !

Nous sommes au coeur du fantasme et du trouble mégalo-maniaque d'état. Guerre des étoiles, défis insensés, opportunisme inique allant  à l'encontre des  tragédies climatiques et  humaines  majeures ... 

Rien n'aurait été pensé et prévu au diapason de l'innovation et du progrès. Le système des  choses humaines aura été débridé à des  fins cupides, impitoyables ! 

Dialogues de sourds ! L'information pléthorique, l'univers numérique pétaflopique, montent au créneau en certifiant le marasme, une cécité létale  de circonstances, les guerres de chapelles dispersant  sans fins et sans freins le feu et la lumière prémonitoires des amers pacifiques !

Ils ont tous les vents en poupe mais se dirigent  droit vers le Maelström océanique, fustigeant  à l'envi les semonces et les avertissements de  Mer-Nature et des Vents torrides

Viendra le jour du bilan et des comptes. La termitière aura   pillé et souillé les eaux et les terres, sous couvert de l'argent-roi, des gardiens véreux du temple doré que  "  ON " élit communément, comme on écoute  une ritournelle, une antienne  à la con. L'argent n'est pas comestible !

Car il est grand temps d'admettre  que le politique demeure  et prospère plus que jamais. Au service des détenteurs de la grande  richesse, sous toutes ses formes, foulant  aux pieds l'éthique et la sagesse, fussent-elles hors de portée des atavismes irréfragables  du pouvoir en marche, en place, institué, si mal élu, disproportionné. Le politique ne regarde pas l'horizon. Il s'accroche aux privilèges et en perpétue la course effrénée en feignant de respecter les règles équitables de la démocratie stratifiée, des sociétés bloquées

!

A Méditer

https://www.liberation.fr/debats/2017/02/03/vincent-tiberj-les-politiques-agissent-avec-une-vision-du-monde-disparue_1546159