GENESE__MONDES_

 

 

Auras - tu assez de temps, de vous,  pour espérer,  enfin comprendre, embrasser humblement les mondes de notre Terre  en périls, en sursis, dont certains auront déjà disparus ?

Toutes  ces sublimes contrées qui faisaient jadis  la préciosité et l'unicité du beau vaisseau cosmique qui nous emporte à travers l'odyssée du temps et de l'espace, l'odyssée de tous les dieux de la Nature.

D'aucuns le souillent, l'agressent, le brûlent, le ravagent en pillent les mers et les océans, en trépanent  la croûte, jusqu'aux tréfonds des abysses  noires, des glaces poussiéreuses, dépeuplées, qui se disloquent.

Seras-tu assez patient ? Découvrir  tous les mots d'un langage qui fusent à très grande vitesse. Ces possibles d'un  nouveau monde virtuel qui précèdent et qui abondent la pensée inter-connectée. Ils fluent, depuis tous les champs de la connaissance, de l'univers des  sciences biologiques et physiques  décalées, désormais rivales de la richesse et de ses impitoyables acquis et menées décisionnelles ? 

Il te faut sans relâche renaître en mourant, peu à peu,  au cours  précipité des époques... Survole ces horizons que tu n'atteindras jamais plus, hors de portée de l'être physique et  fini que tu habites et,  pourtant, si proches,  en esprit ; ainsi d'une promesse, de l'infinitude ou de l'âme !

Tels vont  déjà ces lendemains qui pointent,  aujourd'hui terrifiants, embrasés. Aubes rougeoyantes de nouveaux  conflits, crépuscules enténébrés d'un exode planétaire  vital et sans précédent, désorganisation du logos, chaosmos planétaire inévitable, irréversible ...

La Terre ne connaît pas  l'évent. Une gangue de gaz mortels l'enveloppe. Chaque jour l'épaissit, qui la rapproche du sol, des eaux, des hommes attérés, submergés, brûlés. Demain sera suffoquant, irrespirable, dévasté

!

Tout était prévisible qui eût été à temps  et sagement évité, depuis des décennies, un siècle, en lieu et place d'ue ère -  tragédies qui aveugla le monde dominant et  conquérant, avant que de basculer dans le troisième millénaire de notre civilisation très chrétienne ! 

Sois de l'instant sain et prévoyant, en actes, en paroles, en devenir ! Ne démérite plus quant  aux appels à l'aide de Celle qui t'aura  enfanté, ici-bas, qui te recevra  bientôt dans ses larges bras de terre que la mer ceint d'azur et de chants immémoriaux ! 

Vogueront à toujours, hauturiers des grands espaces :  une poussière dans le vent, une goutte d'eau dans l'Océan, le  grain de sable ivre de dunes et de mirages. 

Brin de mémoire pour demain libéré,  qui sait,  des entraves et des boulets que les décideurs soudent à la multitude, à l'inextinguible traite des consciences.

Le nombre et le chiffre les ont  aveuglés, qui les distancent du lien et des racines, qui les absentent de la souffrance de tous les mondes perdus, jadis flamboyants  comme un avril, une migration de flamands roses, un coucher, un lever de soleil garance et prodigieusement purs

!

-  MARIN - 

Mal de Terre   Mal aux Mondes