COMME_UN_DEPART_

 

Que ces rivages me sont familiers ! Les décennies auront passé... Sans que l'infime eût manqué au rappel des souvenirs et de la mémoire des mondes. Que ne suis-je,  jamais plus de ce Monde sans horizon

!

 Je quitterai des mondes, des êtres, fabuleux, que les dominants détruisent et saccagent à l'envi, vendent à l'encan, massacrent ! Là est mon unique et immense  regret ! La souffrance n'eût point  été de ce monde. La Mer, l'Océan n'eurent jamais pour desseins la conquête et la Traite quand sur Terres des Hommes sévissait déjà l'esclavage, un tout que sacraient les dogmes par le sang. 

Rien ni personne ne dit qu'il n'y en auraient plus ou pas ailleurs... Alors ? La mise et le pari valent le passage et la traversée, une hypothèse, sans aucun doute, quelques illusions perdues

!

 

 

Mais vieillir
                                               Et vieillir
Que m'importe le temps
Quel verbe        quels maux
mortels                    quel létal étau
ici-bas    brisent
les bras  les écrins  d'une moisson

Que m'importe de traverser
de quitter un monde fini
étant    sans nul doute
qu'il en est d'autres     immensurables
à qui sait attendre
et que je découvre     déjà
Lorsque brasillent encore
quelques sidérants tombants de jeunesse

Le noir et le blanc ne se marient-ils jamais
profondément liés à l'épreuve d'une vie
à demeure      en mon âme
qui fulgurent le temps
et l'instant
Gages d'éternité

Les versants de la vague
ne livrent-ils pas toujours ensemble
leurs étranges nues aux ciels
limpides des songes

Vis     sois et deviens
sans freins     ni entraves
l'hôte aventureux et libre
Allégorie      passage
quêtes de folles paréidolies
loin des hasardeuses nécessités d'en - bas
Vis      sois et deviens

Bout de vie   poussières de fleur
soupçons de folies
brins de sagesse
où la vie      la mort     jouent à se cacher
inexorablement convolent
et se devinent
à l'horizon radieux
des nuits éternelles
sidérant un futur Hölderlin
depuis la Nuit Obscure des révélations

Comme un possible
que l'imaginaire trace
à l'orée du sommeil
et que le vivant esquisse
à l'unisson d'un plain-chant d'étoiles


Vis     sois et deviens
partout et nulle part ailleurs
perpétuel découvreur
des mondes vrais
renaissant sans  à la mer de la tranquillité

!

- MARIN - 

Enigme 

 

En cours d'écriture, de pensées, de questionnement, aux pays des inconnues

 

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