EAU__DELA_

 

 

Du ciel  immensément dense  aux éthers des grands voyageurs, que je vous dise -  déjà et depuis  cet espace et  ce journal de bord, à l'orée d'un nouvel an -  

Comme un Eau-Delà

!

Que je vous parle encore  de ces vérités  fusionnées qui nous ramènent aux  dieux antiques, aux légendes personnelles, au  resplendissement du vrai qui essaime,  perpétuellement ! 

J'en appelle aux  limbes de l'indéterminé,  aux rêves  étranges, à tout autres  azurs abyssaux qui eussent sans  fin comblé cette soif de cosmogonie et de spiritualité irrépressible qui nous étreint... 

  Que je  dénoue ce penser à l'écheveau des vents comme au numineux des vagues trans-lucides qui subliment  Terre. 

Ecrire et ne point douter de cet horizon prémonitoire, augural, immémorial, vers lesquel tendre,  à se rompre, en renaissant, si souvent !

Je vogue comme je vague à l'âme et muse depuis l'Eau-Delà initiatique, hermétique. Ainsi et  selon  les profonds accords du silence, ici-bas, par-devers le mal de terre   moderne qui lancine et atterre.

Comme  s'il en  eût été  d'un accompagnement, d'un plongement par - delà le temps, la durée. Telle une brève escale,  quelque  fébrile attente, un prélude  à l'Au-Delà, celui dont on ne revient, dit-on, jamais plus ?...

A ce sujet, qu'il me soit encore  donné de douter, de passage.  Rallierais-je d'autres possibles, irraisonnés,  à relier encore et toujours, allant  au fil des eaux fossiles et désertiques ! 

Ainsi,  être  et  perdurer,  bien présent ou pensant, sans ployer ni parier ! ...

De l'Eau- Delà, de tous les  finistères sans autres lendemains que ces lices où fuserait la tangence, la fulgurance  de l'éclair.

De l'Eau- Delà, de la mouvance  mémorielle, matricielle, de  l'immense palimpseste de l'oubli  où réécrire, recouvrer et parcourir   l'espace-temps de l'être aux mondes qui lui manqueraient, à tout jamais

!

- MARIN - 

Eau-Delà

 

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