110__KMH__

Aux vents violents, cette ode ! Parce l'homme, ici,  respecte  le milieu,  les havres harmonieux que les éléments dessinent, destinent, à la côte, vers nos rivages tristement occupés, bouleversés, détruits, défigurés  par la main mécanique 

 

 

Que  je recours, à toujours,   à l'intensité, à la profondeur de ces champs  irisés d'étoiles et de mers ondoyés.

Des eaux réfringentes au pur argent qui ceignent une île en hiver, en partance, que je sois, du voyage, de passage, ici - bas, humble errant...

Les vents violents  en irradie la beauté  comme il la  réconcilient à l'azur souverain...

  En elles, que  je vogue, éperdument, transcendé. Tiendrai-je le cap et la lame béryl ? Vaguant dès lors, en esprit,  apaisé, comme serein. Je ne doute plus. Jamais à bout de force quand  l'âme ignore l'entrave, la limite, le renoncement, l'absence. Le silence est d'or ! 

 

EPERDUMENT_VRAI_

 

 

A demeure,  nulle part ailleurs, comme on meurt,   d'amour et d'absolu ! Qui me suit 

Ce chant  fonde et confond, l'espace d'un éclair,  l'être aux mondes que je traverse,  en l'unité du Tout. Au Tout qui engendre et guide sur la voie de la  lumière, de la paix.

Au-delà des bras ouverts de la Terre, les blanches étendues fument, divaguent, se partagent les ondes lumineuses  de la pureté. Ai-je changé de latitude. Là,  plus extrême, réellement  hostile et pourtant, si belle à la fois, à  la vie à la mort  exaltées, enivrées  ...

A l'instar de la pluie  qui poudroie l'horizon et  des grains  sous leurs  dais d'encre, un bruissement  feutré monte des flots. Il neige sur le grand bleu.

Et je glisse, désormais plus léger,  comme emporté dans le lit torrent-ciel  des vents d'amont et de l'hiver.

La navigation  a trouvé ses marques, ses repères. A  l'instantanée d'une aile,   du temps qui va, divinement vrai, cristallin.

Leçons de choses,  parti  que je suis  à la recherche du temps perdu, vers demain qui  bientôt ne sera plus,  qui n'aurait jamais été  aussi  et tant attendu, espéré, arrivé si près du dénouement de l'énigme paradoxale.

J'aurais tant aimé que l'Azur, l'autre Ciel,  ne manquât,  jamais,  à ses beaux desseins de vérité  et de fidélité, que les hommes dilacèrent sur  l'autel  de la nécessité et de la l'inféconde durée

!

 

- MARIN - 

Vents  Violents 

 

 

CPP64__A_BORD__DE_LA_VIOLENTE_TEMP_TE_

 

 " CPP64 ", en 3.2, voyage à bord d'une violente tempête !  Comme une épiphanie ...

______________________________________________