CONSEIL_CONSTITUTIONNEL_

Le grand silence des absents  est assourdissant ! La séparation des pouvoirs  sert le règne absolu, jupitérien. La Démocratie souffre du regain d'autorité qu'elle puise  dans ses institutions obsolètes, inadaptées, inefficaces, distancées. De légitimes  à inexistantes, l'écart se fait grand. Un  gouffre s'est creusé entre la rue et la représentativité nationale. Les ordonances, les raccourcis de circonstances ont le vent en poupe. Les patrons commandent au navire ; l'état, le gouvernement en second,  exécute  et frappe dur, quitte à blesser gravement. Le syndrome royaliste est tenace

!

 

LE LIEN

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/retraite/reforme-des-retraites/retraites-le-conseil-d-etat-rend-un-avis-severe-sur-le-projet-de-loi_3798819.html

 

Que répondent l'état, le gouvernement, les députés LREM  au gardien des Institutions françaises  / Le Conseil Constitutionnel ? Qu'en est-il de la constitutionnalité de la Loi portant Réforme  systémique  des Retraites ?

 

50 JOURS  DE GRÈVES  ET DE CONTESTATIONS  N'AURONT SERVI A 

 

RIEN

 

Ils ont brisé le rêve, l'imaginaire, le réalisme de nos  saines utopies creusant en marche  les sillons létaux  de ces   vérités nées de  l'arbitraire et du métal,  sur fonds d'agonies et de suffocations planétaires

***

Le lest lâché par le gouvernement constitue   la monnaie d'échange prévue de longue date. Rien qui ne soit en mesure de grimer  les actuelles prévisions et les sommes colossales que l'état volera à la population française pour atteindre un  âge d'équilibre pléthorique, infondé, faussé. Un  seuil qui confine à l'équilibre douteux. Quant aux chiffres arbitraires des 13 / 14  % du PIB, en valeur absolue du coût  annuel des retraites en France, permettez-nous d'en dénoncer les fondements et les calculs; question d'ajustement et de comptes publiques habilement redistribués à des fins de  réformes systémiques et surtout conjoncturelles ! 

L'état  spécule sur des quantités d'argent largement supérieures  aux besoins que  la réforme et le futur système à points requièrent, qui sont d'ores et déjà engagées, capitalisées. La CSG des retraités n'aura  été  elle aussi d'aucun  secours, et pourtant, elle est prélevée, massivement ! 

Il est en fait  plus lucratif de prélever  les masses, - à hauteurs de  taxes moyennement dosées et  régulières -, que de toucher  aux revenus aisés, somme toute moins nombreux. L'inverse, ( les enseignants, les fonctionnaires ), rebute l'état, moins disposé à des revalorisations sectorielles de plus haut niveau, au regard du nombre de sujets  à satisfaire, sur la base de salaires plus élevés  ;  question  de simple arithmétique qui n'échappe pas aux argentiers zélés de Bercy !

L'arnaque majeure, doublée  d'une ostentatoire  estimation  de l'accroissement moyen de l'espérance de vie, avec son corollaire  insupportable, la durée de cotisations,  flottant et fluctuant selon  de prétendues affirmations  de recul régulier et  constant  de la durée de vie ...

 

DES INCONNUES

 

Le point du système universel  ne serait donc jamais assuré, la durée du travail obligatoire également, les hausses de salaires annoncées, sectorielles ne sont ni actées, ni budgétisées. Des catégories socio-professionnelles du bas de l'échelle jusqu'aux classes moyennes, seront directement impactées, triplement touchées.

A noter que ce contexte  sociétal et ce modèle  programmé à très long terme souffriront d' une croissance de la pénibilité au travail, notamment au regard des conditions climatiques et sanitaires  dégradées que nous  rencontrerons sous peu,  en France et  dans le monde. Encore une fois, seules les classes aisées et les cadres pourront se défendre et mieux lutter contre ces aléas exogènes.

- L'âge de la retraite a reculé de 60 à 65 ans en moyenne ! Il peut encore  être repoussé ; l'argumentaire étant nos voisins, les référents européens qui travaillent jusqu'à 67 voire 70 ans, ( excepté l'Italie, mais à quels prix  ) ! 

- La durée de cotisations atteint quarante trois ans  et demi ! Elle est  appelée à suivre les hausses de la moyenne  de l'espérance de vie, selon  un  rythme farfelu, infondé  satisfaisant les argentiers de  Bercy comme les patrons sur lequel s'arqueboute le paradigme français réactionnaire ... Des réformes, oui mais à sens unique, exclusives.

-  Le système à points prend en compte  toutes les années de la carrière ! Un recul inacceptable des acquis sociaux.

 

https://reformedesretraites.fr/etude/?fbclid=IwAR24sjZnZGfbySIO0oGkENfbaGcPDpxutGFtwPlwBrOPdjgHvadIS4NvQHY

 

MAIS 

 

Les politiques en marche  valident toujours   plus de 3 Millions de chômeurs, sans comptabiliser les emplois précaires et les CDD très courts ; une manne financière  dont l'état se passe  bien trop vite, préférant laisser sur la touche une grande partie de la jeune  population active. C'est inacceptable ! L'état-serviteur  devient ainsi le fusible du Patronat qui mène  et guide le vaisseau, sans  faire de bruit, selon des données et un cap fixés à l'avance.

Les dividendes colossaux des entreprises du CAC40 valent pertes sèches pour  l'économie nationale.

 Quant à l'évasion fiscale,  on en parle plus ! Des sommes annuelles énormes  échappent aisément aux contrôles de l'état français pourtant autoritaire et impitoyable à l'encontre des petits revenus.

Enfin, les craintes et les incertitudes que font peser l'actuelle réforme et son nouveau  mode de calcul des pensions   pousseront les français à partir en retraite  aux alentours de 62 ans ou  peu de temps après ;  nouvelle manne pour l'état via le régime inacceptable des décotes après 62 ans ! 

Quant aux surcotes, gageons qu'elles seront exceptionnelles, surtout sur fond de climat et de qualité de vie très affectés...

L'épargne Retraite  connaîtra un regain de capitalisation forcée,  forcennée. Elle engendre déjà  un contexte favorable pour l'économie, certes, mais préjudiciable au pouvoir d'achat des français, alors  davantage prévoyants et moins actifs ou entreprenants vis à vis de la consommation, ( classes populaires et moyennes ) ! 

 

Nous observons que le premier ministre est bien plus enclin  et disposé à reculer sur les 90 Km/h  concernant  la vitesse sur les  routes de France. Une vitesse, nous le savons, tueuse, meurtrière, plus polluante...  Il délègue, ( à l'instar des accords de branches caractéristiques de la loi travail récemment votée),  aux départements, régions, le soin  de  statuer sur les vitesses réglementaires à  instituer,  sachant et connaissant les luttes d'influences  néfastes qui  valideront  des adaptations plus que douteuses,  certaines criminelles... C'est  là un scandale, un recul de sa part qui pourrait coûter  de nombreuses vies sur les routes ! A titres d'exemples.

AVANT DE CONCLURE 

Tristes constats ! Tant de gaspillages de temps et d'énergies à imputer à ce climat délétère. Tant de manques à gagner occasionnés par une situation durable et généralisée  de désordres en marche. L'espoir déchu, la contestation méprisée par l'état, un retour amer au travail sachant ce qu'il en coûtera de temps  et de privations aux jeunes générations engluées dans les incertitudes  du dérèglement climatique et d'un moèle social à géométries variables...

L'arbitraire  s'accapare de la destinée de tout un chacun, sans discernement quant à la vie et ses aléas, l'existence et ses imprévus que la société et ses obligations   infligent à l'individu, parfois  aux familles entières...

Terribles et tragiques sentiments d'injustice et d'inégalité lorsqu'est évoqué la grille des salaires en France, ces revenus révoltants, ces augmentations  si durement arrachées valant aumônes, ces 1000 euro mensuels dont se targuent celles et ceux qui en palpent 20 fois plus.

Dans une société de consommation outrancière, comment vivre avec 1000 euro, un smic  mensuels ? C'est indécent, notamment  en France, lorsqu'il faut  considérer le poids des charges incompressibles, la TVA ( Autre vol et rapt organisés ) ! Le malaise, le mal-être  perdureront. Il n'est plus possible d'exister au coeur d'un monde, d'un modèle social fondés sur l'inégalité, l'injuste répartition de toutes les richesses générées  en premier lieu  par le Peuple au travail. Une situation intenable. Le peuple français  peut craindre les  50 prochaines années de déséquilibres sociétaux, malgré les garanties de  la sacro-sainte démocratie  que le diktat du chiffre et de l'argent dévoie,  bafoue  chaque jour 

STOP

!

Des lendemains de grèves  certainement très difficiles, de plus en plus durs, depuis l'arrivée des Gilets Jaunes dans le paysage politique français ! Un échec en  marche qui entache une mandature condamnée à péricliter et à laisser de lourdes traces, de pénibles  souvenirs.

L'état ne touche pas aux salaires ! Il s'en sort avec brio... Les indices boursiers caracolent, le chômage pointe à 3 Millions. Le patronat  exulte en silence mais n'en pense pas moins : 

 

"  CIRCULEZ,   Y A  RIEN A VOIR   "

 

Telle est et va la réalité, au jour le jour, au coeur du métier et de l'esclavage  insupportable des " Temps Modernes  "

 

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