hiroshima

 

 Une photo qui n'a plus d'âge, des faits au quotidien, partout dans le monde, qui nous dévastent, qui enténèbrent la vie et l'existence, l'avenir  et l'espoir. De l'extrême pauvreté  à l'exode, de la souffrance à la faim, de l'épidémie aux enfants - soldats, de tous les conflits larvés que la vente des armes ourdis  à  l'abandon,

la civilisation chute au diapason de la démographie galoppante, exponentielle ; dans quel climat de tensions allant au diapason de la raréfaction de nos ressources planétaires ! Et l'on vient, en haut lieu, décider à votre place de " l'espérance de vie " ! Quel applomb, quelle arrogance, quand ces gens - là  exportent la guerre,  là où les populations demeurent en détresse ! 

Modes survie

 

 

 Il convient de s'en tenir à la version originale du Clip, pour les images qu'elle recèle et  la force du message, des symboles... Trop de récupérations auront  quelque peu  éloigné et dévoyé  le Clip de sa  signification, de sa raison initiale. C'est regrettable ! 

La mort, les souffrances que les guerres  engendrent et, au-delà, l'inégalité fondamentale entre les mondes de notre planète,  confortent, instituent les rouages de  la fatalité. Une fatalité qui devient consubstantielle de l'erreur récurrente en politique, que le politique justifie en regardant, dit-il, devant ! (  Barak Obama à son homologue  Nippon, lors de la commémoration des 2 bombardements sur Hiroshima et Nagasaki en Août 1945 ! Le raccourci  s'avère insoutenable. Ferait-on une différence pour  tout ce qui donne la mort violente, lentement, inexorablement guerrière, sous les yeux  des décideurs impavides. N'existe-t-il pas d'autres alternatives à la potentialité létale de la guerre, une guerre totale que l'on dit  : dissuasive ? Faut-il en venir à irradier  des centaines de milliers de civils afin d'arguer de l'opportunité historique d'un tel acte, arc-bouté sur l'horreur, porté  par l'espoir fallacieux des donneurs de leçons pourtant  lourdement impliqués  dans tous les conflits. En ces tristes rappels de la Shoah, ne l'oublions jamais, des lointains génocides aux dénouements  terrifiants des guerres de ces siècles tragédies : un peu d'humilité et de juste compassion

 

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Pauvre Terre  que mène le règne, le diktat de l'argent et de ses armes terrifiantes ! Quels horizons amènes nous restent -ils ?

Je vois à ce flambeau jeté dans la nuit obscure tant de millions d'âmes. Point d'espoir ni d'apothéose. Mais la possibilité d'un ailleurs, ultime recours ! 

Elles  seront passées, si vite, ne vivant  que  dans la douleur, la souffrance, l'extrême pauvreté au pied de la croix, du socle inébranlable de la richesse.

Sentiment de  grande déréliction, d'impuissance infinie que l'inaction  grève dans un monde réduit aux silences des  masses et des esclaves des temps modernes.

La force, la révélation de l'image, le symbole et le message sont prégnants, émouvants. L'homme n'aurait -il pour terrains de jeux que l'expérimentation  odieuse de son génie à la fois destructeur et inventif ?

Il y a dans ce regard " Human ",   qui erre et qui découvre, toute la détresse et la stupeur d'une  conscience rendue  aux  bolges dantesques de la cruauté, des inégalités, de l'asservissement de l'homme par le système productif  implacable, impitoyable, broyeur de vies humaines, animales et végétales au regard du substrat dévasté qui désormais nous porte. Sursis que notre parenthèse, l'hypothèse dont nous sommes  les témoins, les acteurs,  aux bords  de la Chute. 

Cette prière et  cette supplique restent tragiquement silencieuses. Un signe, peut-être, mais où le chercher, le trouver ? Comment en ressentir  les  prémices apaisantes, l'expression  des volontés prodigues de demain qui  augureraient d'un monde meilleurs. Tous les  mondes d'antan alors  le recomposeraient, à nouveau, en marche vers le futur et  un point de rencontre Oméga, universellement christique,  en ce qu'il demeure résolument tourné vers l'Amour universel, sans les travers du dogme et des apparats fastueux.

La vie est fondamentalement amour. Y attenter revient à commettre un crime face au miracle de la création et de la vie sur Terre, notre vaisseau cosmique. Elle est si fragile comme  elle se révèle le plus souvent dévastatrice. 

Vaste questionnement ! Il importe ici-bas de s'inscrire, de trouver sa place dans le vaste dessein existentiel, au coeur de cette infime portion de temps qu'il nous a été donné de traverser ensemble ! Instant, éternité, lequel des deux  possibles vaut illusion, rêve, cauchemar ? Pourquoi tant d'écarts, ces gouffres que  les passerelles de l'existence accordent inégalement ? Chaque   destinée serait  - elle  complice du destin que les flèches du mal et de la fatalité dilacèrent sans aucun discernement ? 

Terrible éclairage ! La flamme vacille. L'homme n'est plus que l'ombre de lui-même défilant sur les parois  de la Caverne.

On mesure la capacité de tuer et de ravager, déradiquer,  au potentiel initiatique d'Hiroshima !  Equilibre de la terreur, dit-on. Aujourd'hui, à Paris, la police a  cogné sur les Sapeurs Pompiers, sauveurs de vie ! Ou allons-nous, qui  avonS - nons voté, à  quels prix   

?  

- MARIN  - 

MAL AUX MONDES - MAL AU MONDE 

 

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