LES_MISERABLES_

 

Rien n'aurait-il donc changé ! Et ce  jour, ce jour que Louis Aragon appelait de ses voeux,  ce Bicentenaire que chantait Ferrat... Il y eut depuis 18 mois, en France,  des barricades, des yeux crevés, des frères jetés l'un contre l'autre, dans la misère  et le sang, la désespérance, l'indifférence d'un silence d'état qui confine à l'usage de la force et des armes sub-létales. Guises de dialogues stériles, prémédités, cyniquement observés

 

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 «   Mes amis, retenez ceci :
il n'y a ni mauvaises herbes,
ni mauvais hommes,
il n'y a que de mauvais cultivateurs.  »

 

VICTOR  HUGO 

 

LE PASSAGE EN FORCE  _ LA FORFAITURE

 

2 CHIFFRES  RENVOIENT  LE PEUPLE DE FRANCE A SON HISTOIRE

 

Des pantins et des guignols,  qui retournent  leurs vestes ! Un pouvoir  aux abois, une société qui se délite

 

Ils saupoudrent l'obole aux futures victimes du système à points, résolument tournés vers l'avenir, laissant sur  le carreaux des centaines de milliers de retraités tentant de survivre très largement  sous le seuil de pauvreté.  A profils égaux, ils appellent cela la solidarité et la justice sociale, une mesure d'équité. Le barbu  en a décidé  ainsi, ordonnant et tranchant dans le vif du sujet dépouillé, exsangue

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Un ciron pascalien, un virus ébranle déjà les grandes places boursières  du monde ! Le prix du baril  chute. La grande finance s'inquiète. La désinformation et la censure  battent  leur plein dans un climat délétère de suspicions et de doutes. Les rivalités ont le vent en poupe ; elles sont hélas ! prodigues, torves. Le Monde, jadis Mondes,  ne tourne plus rond, grince et souffre. Plus de deux siècles d'erreurs et de forfaitures aggravées  auront eu raison des subtils équilibres que  notre planète aura engendrés, depuis le temps des étoiles et des amas de poussières. Le pacte  social périclite ; quant au pacte naturel, il vaut écocide ! 

D'aucuns devisent,  à leurs fins de domination et d'orgueil inébranlables. Ils  destinent le temps, l'espace,  la matière, le respect de la vie, le mieux vivre à leurs guises, agissant  conformément  à l'arbritraire, au déterminisme révoltant, à la mainmise et aux pillages dévastateurs de la ressource commune et  humanitaire. Irrespectueux de la préservation  et de la protection de l'Etant,  les argentiers  aux affaires contrôlent tous les pouvoirs de décisions persistent et signent, étendent les réseaux  de la redistribution juteuse et exclusive aux dépens  des priorités environnementales et humaines.

Notre époque commence à payer  le prix fort de ces exactions  exportées au niveau mondial. Les stratégies  en marche et aux affaires font dans l'impudence, la prétention, la suffisance et le mépris. La Civilisation bute, s'engouffre dans une voie sans issue, s'affole ; le choc sera rude, violent, soudain et brutal. 

Mais rien n'arrête l'exercice de la dominance précipitant et intronisant  la dictature de la devise et l'autorité d'une  compétition sans foi ni loi. Le  barbu, arc-bouté sur l'intransigeance, le cynisme, l'injustice, l'arrogance aura  tranché net, comme à cet abattoir  dont il tait les horreurs,  via son valet agricole en charge ou à charge de mensonges et de collusions.

Cette propension à  asséner, - en coupant  court la parole du  débat et de la discussion -, la certitude, l' inébranlable, l'irréfragable propos et argumentaire au profit d'une classe dirigeante partisane versant dans le stratège et la conduite de l'appareil ultra-libéral.

Aurions-nous une seule fois, un  jour,  vu le Medef défiler et manifester  dans les rues  de  toutes les villes de France contre un gouvernement,  quel qu'il fût  ? Les gardiens et  les marchands du temple veillent aux grains. Ils auront été  portés aux pouvoirs successifs depuis les calendes. On ne change pas une oligarchie aux ramifications  qui gagnent et palpent copieusement.  Le Peuple trinque, si  loin de la table des rois, autour des ronds-points,  toute une nuit de pluies, de gel, de solitudes et de précarités partagées...

Le peuple, la rue, les déshérités hurlent, aboient, se révoltent dans la sueur et dans le sang neuf de l'oubli et de la violence légitimée, institutionnalisée, bien armée. Le temps a suspendu son vol. Les Misérables  sont de chemins et le resteront dans une France sans concessions,  tard  dans l'existence, sous la férule de la moyenne statistique et numérique. Un passage  sur  Terre rendu  aux traitements différenciés et arithmétiques des  issues  irrémédiablement programmées ! 

Des décennies  dont on usurpe et vole la destinée ; communauté de destins uniformes oblige !  Pauvre Martin ne vieillira plus, il mourra, du Covid-19, des suites de la pénibilité de son travail porté à 67 voire 70 années de labeurs inégaux, indignes, exposés. On lui aura volé sa  vie, le temps du rêve, la liberté d'exister un peu pour lui et ses petits enfants. 

La société  continuera de tuer  sur toutes les routes à 90 Km/h  qui mènent au boulot, de retour vers le dodo  exclusivement réparateur. Le bougre travaillera sous les canicules infernales,  souffrira de ces horaires de  travail indécents, insupportables, de nuit comme de jour. Devenu vieux, amoindri, il échoira quelque part afin traiter  durablement la maladie, la sénescence, la sénilité.

En cas de pandémie, on lui demandera de ne pas faire face à  son compagnon de travail dans le métro  le masque, nous dit le barbu  est inutile. Ainsi martèlera toujours le grand " Yaka "  ! 

Les politiques  en marche, rivés inexorablement dans la même direction feront du chiffre, de la statistique, de l'intelligence artificielle, du numérique et du big data outrancier leur nouveau credo. L'humain passera après avoir décimé, ingurgité, malmené  le règne et la souffrance animale dans les Mac-Do.

Rien ne change ; tout est semble-t-il pérennisé. Velléités par ci, simulacres par là, la comédie humaine  se poursuit  sur fonds de graves atteintes aux valeurs morales, à l'éthique, à la justice, à la condition humaine dont un certain prétendait qu'elle eût   imposé  un siècle résolument et enfin  spirituel ! 

Le temps presse, le temps vaut  pour  les tenanciers temporaires et éphémères du désordre établi,  à maintenir, sous le couvert d'une République insultée, galvaudée, mise à mal par ses détracteurs, dans son cception  la plus chère : Fraternité - Egalité et donc : Liberté ! 

Le droit à la contestation, à la liberté de penser autrement, de compter parmi le Droit  de l'expression à la différence et à l'extrême nécessité que représente chaque   acteur de la société civile, est durement atteint. On vit d'aumônes, de subsides, d'oboles. Et si le Mouvement Associatif venait à disparaître, nous vivrions un enfer ! 

 Le blasphème  a de beaux jours devant lui, décrète Jupiter ; certes !... Quant  au respect de l'être  aux mondes du travail et de la servitude :  circulez, passer votre chemin ! 

Le dominateur s'impose et tranche selon les commandes  de l'hydre bureaucratique et technocratique. Il ne déroge pas à l'esprit de la loi travail /  soumission qui sert les grands vassaux et les séides. La finance exulte.

Le projet, le dessein politique servent les affaires et l'argent -roi. Vivre, perdurer,  est désormais monnayé, engagé au prix du temps passé à le gagner, au-delà  de la raison, en toute fin de parcours, au bout de la route. La manne  sera sitôt rendue aux caisses de l'état vorace, selon ses conditions. 

Une boulimie de réformes validant le complexe de supériorité, l'inefficacité, le caractère totalement inopportun ; se rendre et paraître important, se faire  supplier  : Pathos d'état. L'inégalité  vire au comble de l'injustice. Deux époques, deux ères que l'on oppose et campe dans le traitement inégal du présent  et du passé, pour l'avenir, soit un demi siècle de galères  et d' OPA virulentes  sur  toutes les formes de la vie asservie aux rouages indéboulonnables  du système en place.

Des mois de luttes légitimes, de revendications dignes et justes, des jours entiers de grèves maculés du sang de la blessure milicienne d'antan, que nos dirigeants  semble affectionner ! 

Des mois, des semaines qui n'auront en définitive rien servi si ce  n'est l'exercice d'une tutelle et d'un pouvoir inflexibles, ayant joué en leur  faveur le pourrissement  et la fracture sociale aux profits  du monde du silence, de la compromission, du partage inepte des richesses de ce pays.

Quelques horizons porteurs et dignes régleraient certainement un certain nombre de problèmes financiers et techniques, à savoir la parité de salaires entre les hommes et les femmes,  la résolution du chômage en France suffiraient  très largement à  combler les déficits redoutables que l'on brandit à outrance dans les hémicycles cons-descendants ...

L'évasion fiscale de ces plus-valus qui reviennent de droit aux travailleurs de ce pays !  Le volume des taxes insupportables  qui grèvent dès le 10 du mois le pouvoir d'achat de  millions de salariés.

La population aura donc perdu plus de 7 années de totale liberté, au nom du sacro-saint principe de la retraite  par répartition pour finir et ahaner  dans une quête de points à géométries variables, allant  selon les exigences du patronat et des gardiens patentés  du temple financier.

Insurrection des consciences, révoltes, écoeurement ! La République n'est plus en marche mais recule. Sur tous les fronts du respect du à la personne, la justice dévoile d'odieuses arcanes ; la femme en paie le prix fort et le dit, en vain ! 

Des milliers de suicides, les hôpitaux en crise, un quotidien plus qu'anxiogène, des coups de matraques au sens propre et figuré, un fond inquiétant de pandémie, l'insolence d'un  barbu- je sais - tout !  C'est assez...!

La société bloquée  n'est plus que désordre, déséquilibre, luttes acharnées  afin de maintenir les privilèges d'une nébuleuse faite de très nombreuses minorités récemment portées aux affaires. Et l'on veut encore faire accroire aux bienfaits du vote irresponsable,  partisan, sitôt caduque,  alors que la société et  la civilisation courent à leur perte inexorablable, sur tous les plans d'une homéostasie planétaire et régionale tragiquement  sursitaire.

Et si COVID-19, entre  autres,  devait décider d'un répit de l'activité planétaire laissant entrevoir quelques  salutaires et vitales  rémissions de la  contagion, de la pandémie  de l'argent sale, infecté, dictatorial,  totalitaire.

L'exploitation et la dominaion  de l'homme par l'homme n'auraient que trop durer

 

-  Libre - Opinion - 

 

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