MARIN__GROS_TEMPS___CORSE_

 

Il te faut retrouver l'inspiration, reprendre le souffle  apaisant de la Lyre.  Que les accords fluides de la harpe t'accompagnent.

Vers  la haute mer, recouvre enfin l'harmonique d'un fabuleux violon, le bourdon de son archer, le vent !  

Le temps des vagues  s'écoule,  féerique, au diapason de l'ample clepsydre des profondeurs 

...

Rejoins l'univers des songes,  puise à la source de la souvenance mémorielle des flots. Il est des terrains d'aventures solitaires et si purs  qui se languissent  déjà de tes saines extravagances.

Ange - Puffin, Ange-Dauphin  boutent au large, s'interrogent. Te cherchent - ils  comme le renard  cerna  à jamais  les merveilleux contours du lien amical, les horizons d'un amour sans fin ni limites ?  

Si tu te  languis des grands espaces, saches que la mort en est un ...  Ultime errance. Irrévocable quand elle  surgit à point nommé, sans  prévenir, au terme de l'inconnu, au détour de la  prose onirique, d'un un plain - champ constellé  d'étoiles .

Que je nomme océanique cet appel lancinant l'âme, obstinant  le réel confiné de la tragédie.

Qu'une célestielle  prairie d'asphodèles, que le printemps  ondoyé de brise te livrent aux tombants des îles, comme  l'âme à la mer  se voue et se donne, irraisonnée !   

Regagnerais-tu un jour l'un de nos deux ciels(,) marin(s). Loin des apparences, invisible mais vrai, fidèle.

L'allégorie au dernier départ vaut-elle  le détour ?  Infiniment petit, demeure. Humblement, soit,  fût-il  à la merci du ciron félon mais si loin des viles menées et de la valetaille des palais

 

...

-  MARIN - 

A Terre

 

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