SARS_CoV_2_2020__SIGNES_CLINIQUES_

 

 

En ces temps troublés et délétères  de querelles intestines, de guerre de chapelles lamentables, de râtés politiques, il est bon de se conformer au Corps Médical  sain et  voué à la transparence, fût-il en mesure de démontrer sur le terrain de la lutte des avancées somme toute spectaculaires

Une symptomatologie remarquable, tant par  la clarté de l'énoncé mais surtout par la chronologie et  la précisons de symptômes, -   que nous avons connus et connaissons à l'heure actuelle, en attendant encore le pire, après plus de 15 jours  d'infection !

Car comment statuer et se prononcer face à  telle pandémie, une  virologie imprévisible, une infestation massive, une marge d'évolution  de la malade déconcertante,  surprenante, si soudaine parfois, létale ? 

Nous vous laissons  le soin de bien détailler ce tableau clinique du Dr et Professeur Généticien 

 

AXEL KAHN

Connaissance - Transparence - Information

 

SIGNES CLINIQUES DU

 

SARS-CoV-2

 

 

Chacun se demande s’il a contracté le Sars-CoV-2. De fait, une partie notable d’entre nous est appelée à passer par cette case. Voici quels sont les signes précoces les plus fréquents, sachant que de nombreuses infections restent totalement asymptomatiques. Elles sont majoritaires chez les enfants.
Gorge sèche, puis léger “mal à la gorge”. Rhume”, souvent léger. Yeux qui piquent. Ces symptômes peuvent évoquer,en ce début de printemps,une allergie aux pollens, rendant le diagnostic précoce un peu plus compliqué .
En revanche, fatigue, courbatures, maux de tête, température modérément élevée, simple fébricule au début, n’appartiennent pas à la symptomatologie allergique. La toux peut manquer le premier jour mais apparaît vite, elle est sèche. Une gène thoracique, l’impression de “sentir ses poumons” est fréquente et évocatrice. De même qu’une perte du goût et de l’odorat (anosmie et agueusie), rares mais indicateurs forts.
Au bout de quelques jours, le tableau se complète : toux, douleurs thoraciques, courbatures, fatigue accrue, fièvre plus élevée. Le doliprane est pour l’instant le seul traitement symptomatique de la fièvre et des douleurs. Sinon rester confiné chez soi, ne pas aller voir son médecin, l’appeler si on veut. La téléconsultation suffit. Tenter de ne contaminer personne. Si son conjoint ne l’est par extraordinaire pas, et si possible, déterminer des lieux de vie séparés, porter des masques lors des rencontres, utiliser larga manu savon et gel hydro-alcoolique. L’habitation séparée est envisageable en sachant que le conjoint, même s’il ne présente pas de symptômes, a de forts risques d’être contaminant et doit être considéré tel.
Le tournant évolutif se situe vers le 7e jour. Le plus souvent tendance à l’amélioration progressive, parfois lente (15 jours à trois semaines d’évolution). Plus rarement, dans 15 % des cas symptomatiques, difficultés à respirer ( essoufflement, dyspnée). Ce sont les symptômes qui doivent inciter, le cas échéant après un avis médical au téléphone, à appeler le 15. Le délais de réponse est long.
A l’hôpital, la radio pulmonaire montrera des signes de “pneumonie virale” souvent très marqués, avec des opacités irrégulières bilatérales. La mesure des gaz du sang déterminera si le sang est dé-saturé en oxygène, une oxygénothérapie sera alors administrée. Les cas graves devront être intubés, ventilés, souvent longuement (médiane de deux semaines) en décubitus ventral et sous sédatifs puissants (coma artificiel).

 

La gravité de la maladie est l’atteinte pulmonaire, l’œdème de la paroi alvéolaire, la perte de perméabilité de la barrière entre l’air et le sang, la désoxygénation du sang, la détresse respiratoire sévère.

Chez les sujets très âgés le tableau est assez souvent atypique ; maux de ventre, diarrhée, fatigue, fébricule. Et hélas parfois décès brutal vers le 7e jour.

AXEL KAHN 

Samedi 28 mars 2020

 

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