LA_GOELETTE_ET_MARIN_RENCONTRE_VERS_CAP_MARIANON_

Vers Cap MARIANON - Grand Sud Isula di Corsica 

 

"   Malgré l'amour fou que j'ai toujours  nourri envers la mer, à la vue du premier canon de marine, j'ai démissionné de l'Ecole Navale " 

Michel SERRES 

ADICHATS !  ( Adieu ! ) 

 

 

 

Comme une déclaration de guerre à la guerre ! Cette pensée de Michel SERRES me conduisent à la rédaction de ce  texte. Pour l'homme  qu'il fut, le penseur  et le sage qui n'eut de cesse de nous éclairer sur les voies du lien, du partage, de l'amour et de la co-naissance aux mondes. Ainsi, de lui, de Théodore Monod, de ces Passeurs essentiels  qui jalonnent le long chemin de l'existence ! Comment ne pas les coudoyer, d'aventures en aventures lénifiantes et vraies  ? 

Les vaisseaux, les navires, les grands voiliers eussent été si beaux et si nobles sans leurs sabords et leurs tourelles pointant leurs ignobles canons vers les opprimés, les vaincus, les peuples premiers.

Je pense à l'Hermione, j'évoque le génie des bâtisseurs  et des compagnons de marine qui auront  conçu et mené à terme cette fabuleuse aventure à travers les époques... Il leur  appartenait d'en  refuser l'armement,  de la doter  de  canons, fût-il   à l'encontre des exigences  de la fidèle réplique  historique. Nous eussions aimé  voir  ce vaisseau croiser à nouveau vers les Îles, espérer les Indes, le Nouveau Monde, pacifique et  parée de son fabuleux gréement, de ses oeuvres vives mélodieuses. 

J'en arrive aux desseins de la mer et des océans que j'intégre au coeur de la traversée de " l'être au temps ", cet intervalle qui lui est imparti, ici-bas, sur la terre comme à travers  les vastités marines. 

J'accuse les Nations, les Empires, tout  en remontant le cours de l'histoire,   pour avoir sans fin  porté la géhenne du feu, l'enfer de la poudre, les horreurs de la conquête et de la Traite, en exploitant  et en soumettant les Océans. Parjures, malgré eux, ils sonnent aujourd'hui le glas des migrants, d'une insupportable et inique fatalité. Destinée et destin s'y abîment, le silence azur pour complice, l'espoir, l'espérance naufragent à  jamais ...

Le Grand Bleu, la Grande Mer  ne méritait guère   pareilles perfides  engeances, ces funestes desseins, le sanglant tribut des  victoires, de la soumission, l'ignominie des  inquisitions.

Regarder, contempler les grands espaces, deviner l'eau-delà des horizons, des dunes, c'est déjà partager, aimer, découvrir et comprendre la différence, la diversité, le sens de la rencontre, la fraternité. 

Il nous faut réécrire l'Étant, réinventer nos rapports à l'océan, à la mer, selon leurs desseins originels qui demeurent à toujours sources de vie, de paix, de prospérité et d'échange.

Faire sienne la pensée de Michel SERRES c'est déjà  opter pour l'avenir du futur des grands espaces,  participer  sereinement de l'éternité, du Contrat Naturel, principe irréfragable d'un nouveau Contrat  Social,   en toute chose  et saine métamorphose 

- MARIN - 

Mal Être  -  Mal aux Mondes 

 

SPLENDIDE_GOELETTE__EMPRUNTANT_LES__BOUCHES_DE_BONIFACIO_

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