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 Peinture - Toile  / Egon SHIELE 

 

A LA POESIE 

AUX POETES

Elles et ils pansent les mots blessés en  entrant  en résonance avec le Tout qui leur tient à coeur et à cri. Il dérangent  la raison établie, le penser unique et rigide, denoncent l'amputation de l'imaginaire.

Nouer des liens, évoquer de beaux  et nobles desseins, sublimer  et transcender  ce qui reste invisible à nos yeux, à nos coeurs,  les honorent et nous rapprochent à l'intime d'une pensée,  d'un texte, d'un récit  qui  émeut et qui interpelle le choeur de la nuit ! 

Elles et ils musiquent les plus simples choses, ouvragent le temps, ouvrent des fenêtres de ciels. La voie qui de l'âme aux doigts flue généreusement, transfigure le champ de tous les possibles impérissables valant accords et pas d'éternité 

...

Écrire, penser les maux d'un mal être  aux mondes insupportable. Lorsque exister si tôt  naufrage  par les fonds sordides d'un désordre  patenté, du commun bafoué  que l'on  décérèbre en le dressant et en le cognant  avec le poing, en attentant aux  valeurs fondamentales sensées accompagner  l'être à la vie que nous sommes et, dignes de l'être.

Les grands espaces  de la poésie et du récit,  contés à l'aune du vécu, de l'espérance et de l'espoir, les libèrent de toutes entraves. Ainsi nous viennent-ils en aide des confins de la clarté, étranges  visionnaires, merveilleux passeurs d'ombres et de lumières, gardiens de nos destinées ici-bas  rudement grevées ! 

Aux tomberaux d'un odieux  destin, aux charrois de l'absurde invaincu, à l'étant contre-nature bouleversé,  d'aucuns, rebelles et fidèles,  opposent la fluidité de l'alliance, l'harmonie des métamorphoses en route vers le respect de la vie, l'ode à la vie, à l'équité.

Que cette noble et saine inclination pour l'écriture, la poésie et son chant,  conforte et panse à jamais la désillusion et la déconvenue, les travers de la souffrance légalisée, institunionalisée, instrumentée.

Il est des causes perdues que l'hypocrisie et sa consoeur l'indifférénce ignorent, feignent d'ignorer sur le parvis des  pouvoirs ataviques  et du  dogme intransigeant.

Dans ce monde  implacable et pluriel  que le rang  des armes et la dictature de l'argent ploient  et saignent, que je puise à toujours et   encore   en  leurs allants poétiques, oniriques, prémonitoires ! Que je voyage  et ainsi m'évade des geôles  et des cloaques  d'un esclavage de masse asservissant la liberté, meurtrissant l'amour et la fraternité.

Je vois une autre dimension qui eût manqué à l'appel des rêves, des songes, de l'espérance et de la paix ! Un plain-chant d'amour et de liberté liés  à l'instar de la vérité et de la fidélité au Tout  dont nous sommes, fils de la Lumière perpétuant la  Nouvelle.

Séditieuse poésie, mélodieuse Lyre, langages sans paroles, ô  solidaires rencontres des arts et des lettres, que j'aime  vos rivages !   

Aux  éclats providentiels de la dénégation, à ces tombants d'Île rebelle, rompre aux  tragédies  sordides de la pensée unique  comme le  flot au jusant ! Rien ne s'explique et pourtant  l'Univers se dit et se lit  en quelques mots essentiels, dans l'immanence, l'ubiquité  de l'être unique, de l'être suprême, de l'absolue révélation du vivant.

A La poésie qui résout l'énigme, côtoie le Message et le  dénouement  apaisé des choses, voit au-delà de l'horizon, du visible.

Que l'envers du réel, de la représentation éphémère  sonne  clair, flue comme la source universelle en quête de palingénésiques  humanités

!

- MARIN  A TERRE  - 

 

1 ère Ecriture le 11 Septembre 2020

 

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