NOUVELLE_ERE__LE_PYROCENE_

 

 Depuis peu, l'historien américain Stephen Pyne et la philosophe française Joëlle Zask popularisent un nouveau concept : le pyrocène. L'ère du feu. Avec laquelle nous devrions désormais cohabiter. Mais de quoi s'agit-il ?  Quel inepte défi ! L'homme rivalise avec le Levant et le  Couchant, l'Orient et le Ponant  en embrasant  à la folie à la rupture le vaisseau que porte  à travers l'Océan de la Vie 

Civilisation de l'argent sale et de l'esclavage des  masses 

  Je te hais 

?

 

 

 

A cet  étrange et fascinant   attrait

que les grands espaces  excercent

Un-conscients

A  cet appel    à ce rappel obstinant   que l'hiver bat

comme vagues  _  beautés  à l'horizon 

A ce besoin incessant de liberté et de pureté 

que l'azur des ciels et les neiges éternelles brassent

à l'unisson de la rime et des accords lyriques 

du lointain   aède

 

Que je vous dise la profondeur immémoriale

 à  laquelle  puiser    sans fin          l'allant souverain 

La  source  jamais   ne tarit

quand l'énergie magnifique de l'Océan

s'offre   à l'orée de la vérité   

initiant  enfin le  Temps du  Rêve 

et du Mana

à bord de  l'absurde folie et de l'extrême

 

A ces champs  de printemps ondoyés   

à la  Psyché  irisée de  safres reflets

qu'un cirque minéral   ceint  d' ors erratiques

où  décline irrémédiablement 

par les  alliances solennelles  à jamais rompues

la pantomime  du Vivant 

 

J'écris       à l'ancre     de noires pensées 

Marin à terre   

j'erre  en souffrant  

Ô  Temps

tout ce que l'étant  confie et libère d'extrêmes  tensions

et que la saison solsticiale  tente de panser

au nom du Mystère      d'Orion   et  de  la Création     

comme je parie 

que   Plain-Chant et Cantique 

existent

par la Voie polyphonique   

 

A toi      le  Ciron  puissant   

qui des sommets,  indigne  et  parjure 

sonne  le glas  et le tocsin de l'ère

Pyrocène 

Sache que  j'ai vu  se lever des aubes flamboyantes

Des vagues lanugineuses   rejoindre  les  neiges éternelles

en fabulant   féériques    les eaux improbables 

de  vaines   exoplanètes 

 

J'ai vu   s'enrocher   mille soleils

autant de lendemains    vouant   sidéraux      l'ode  à la tempête 

à la fidélité des innombrables  lunaisons

Des oiseaux au loin s'y promenaient  

dans l'exaltation enivrante  

de la transe - migration des âmes

 

Intouchable énigme       indicible miracle  de la Vie 

qu'auront fait  de Vous  les faux dieux 

les chefs   indignes  et  leurs valetailles

vendus aux  menées glauques  et  cupides de la durée

Qu'il me faille  

Océan - Mer - Imaginaire 

  humblement    âme naufragée      te  venir en aide

rallier la cause perdue   

avant que d'enjamber   le chasme des  tyrannies 

et de la géhenne du feu 

 

 

-  MARIN - 

Poème de l'Intranquillité 

1 ère  Ecriture comme un jet d'encre sur le brasier des cupidités mensongères, le 

14 Septembre 2030 

!

 

COUCHANT__ROUGEOYANT_ET_EMBRASE__

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