BIG__DATA__

 

Deux univers,  désormais et plus que jamais,   s'opposent chaque jour que la modernité fait et défait inexorablement. Le déréglement et le changement inconsidérés et insanes  de nos conditions d'existence en exacerbent les rapports et l'antinomie présumée à tort.

Lutte, relégation, dénégation   faussent,  depuis la révolution industrielle et  numérique, les données de l'avenir et de l'évolution  en  cours qui affectent  dès lors nos relations multiples  aux mondes ! La quête effrénée de rendement  sur laquelle se  fonde  l'ultra big data  certifie l'avènemment d'un  nouvel arbitraire, d'un terrifiant credo, d'une grille de civilisation dangereuse car   en mesure de  généraliser des stratégies de développements  et " d'innovations "  tous azimuts destructrices, quoiqu'il en coûte, à  des fins de concurrence et de compétitivité des outils  et des moyens de productions  technologiques et humains ! La planète paie un lourd tribut, se vide de ses ressources à la hauteur du pillage dont elle est l'objet et des rejets qui en résultent 

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La partie immergée de l'iceberg, le fond des banquises  menacent  quand  manquent à l'appel les relevés en souffrance de validation qui feraient foi, arguant d'un manque de recul nécessaire à l'établissemnt de faits pourtant irréfutables ! L'accréditation politique des résultats  avérés d'étudea au plus haut niveau  ou simplement observés, inéluctables,  présentent  et  se précipitent sur une scène environnementale dégradée  ! 

Deux dimensions, deux paradigmes, deux dessins se heutrent et s'affrontent malgré la profondeur et la clarté  de l'un d'entre eux,  le plus ancien et naturel. La nature nous les auront   suggérés, légués. L'homme s'y  sera  depuis toujours  référé, spontanément,  soit une intuition des choses à venir  qui ne trompe pour ainsi  dire rarement ... 

Nous avons basculé dans l'ère tutélaire  du chiffre,  de la  donnée  brute et froide, de l'information pléthorique et implaccable.  La réalité  se bâtit  sur l'édifice irréfragable  de la moyenne arithmétique et du puissant algorythme  qui sont  en capacités de réduire, d'extrapoller le factuel,  le réel, de confondre faits et méfaits,  de niveller tout contexte en tensions  par le biais de la voracité du calcul illimité et de son interprétation tendancieuse ou partisane, orientée. Evoquons la statistique, les modèles numériques et mathématiques de dernières générations ! S'ils tendent  vers le calcul infini en repoussant les capacités de traitements de l'information, est-ce là pour autant un gage de vérité  et d'efficience absolues ? 

Les décideurs leur sont aveuglément soumis. Ils  disposent et exploitent des relevés noyés dans la masse illisible  de la valeur référente et aveuglante des  moyennes tolérables. Un nouvel état des lieux qui ne rend  plus compte de l'évennementiel ni  du danger encouru,   récusant ainsi le cas échéant et   au  cas par  cas, selon le lieu et le temps,  des écarts et des extrêmes grandissants, inquiétants. Le chiffre ou l'anéantissement du doute, de cette réserve de prudence et d'humilité qui nous fera  tant défaut, à l'instar de la douleur physique d'un corps blessé  qui marque le seuil et la tolérance à ne plus franchir  ! 

Ainsi de nos systèmes qui se dégagent des marges d'action et de normaliasation  frisant la démesure, contre-nature, des politiques de développements   suicidaires fondées justement sur une hypothétique tolérance aux risques absolus et arguant du fait  que les moyennes majoritaires président et commandent aux marges de manoeuvres que leur autorisent  chiffres et  données, souvent  sous-estimés et qui dévoilent  de nombreux décalages avec le réel, doublés des  effets avérés en boucles de rétro-actions  que font peser la dictature du chiffre et le verdict irréfragable du langage  numérique, de la sentence informatique.

Nous assistons une nouvelle fois à la mise sous tutelle du réel et de l'évolution via  un outil révolutionaire, à l'instar de la maîtrise de l'atome qui  bouleversa sans limite ni contrôle l'énergie nucléaire, à des fins extrêmes.

Les outils  du système gagnent en performance de façon inversememnt  proportionelle à la destruction de notre éco-système. Comme si le fait de d'évoluer avait un coup fatal et   qu'il  nous fallait en ignorer   les coûts  et les préjudices  infligés à tous les étages et les  niveaux de l'environnement, -  émissions, rejets, déchets, stockage, pollutions majeures, dévastation des éco-systèmes et des grands équilibres planétaires - ! 

Ce fait de civilisation majeur institue légalement  son pendant  inverse et tragique ; nous avançons  au diapason de la perte de contrôle de nos outils, malgré pourtant les semonces nourries de la nature et de nos chercheurs éclairés, des catastrophes récurrentes et en nombre croissant.

Le vaisseau est entre les mains des décideurs, du pouvoir industriel et économique, des technocrates et des grands stratéges tirant les leçons d'une lecture  et d'une optimisation du big data  souvent partisanes, orientées. Si les procédés d'études sont infaillibles, les menées  des dirigeants faillissent au devoir de prudence et de prévoyance que la Terre  requiert à tous les niveaux  de la viabilité  du milieu  qui nous abrite.

Nous laisserons-nous conduire par  l'intelligence artificielle et ces  résultats froids qui tombent  comme un couperet, qui réduisent  les  extrêmes au rang de moyennes, de seuils, de limites " tolérables " seyant aux finalités  de l'ordre mondial.

Voyons ainsi les mondes s'effondrer, réduits chaque jour à la portion congrue qu'ils n'auraient jamais connue auparavant. Si nous continuons de nous fier aux  conclusions chiffrées qui en définitive ménagent autant d'éventualités que de centaines atteintes à l'environnement planétaire, nous rentrerons dans une phase chaotique insurmontable.

Si le chiffre ne ment pas, son utilisation manque aux devoirs de réserve, de mesure et de prenvention des risques majeurs ; une situation et un contexte que nos politiques économiques et industrielles, via les puissants lobbies ménagent et contrôlent, au-delà de tout respect du vivant sur Terre.  Le contexte est à la temporisation qui gèle et bloque toutes velléités de transition durable et radicale ! 

Cela ne durera qu'un temps, le temps du pouvoir et de l'accaparement d'un outil  dont on dévoie dangereusement  les opportunités de changement viable et durable qui s'offrent aux mondes équitables.

L'atome  eut fait le bien  mais il  répandit également  l'horreur sur Terre. Il  ne laisse jamais de menacer la paix et la vie de la terre ;  ne l'oublions jamais ! 

Nous aurions davantage accrédité la possiblilité d'un monde dont la marche  aurait  ménagé à l'observation, à l'intuition, une part de crédibilité éclairée en rapport direct sur le terrain avec  les principes  essentiels à la vie,  aujourd'hui bouleversés.

Entrevoir et comprendre que l'on ne traite plus les extrêmes comme on le ferait d'une moyenne, quelque soit le niveau de pregnance et d'autorité  de l'organisation et de l'état  de prégnance  des hommes sur son milieu.

Les deux approches ne sont pourtant guères  antinomiques, incomptabibles mais, souhaitables, instillant ainsi et  durablement une dose de réserve, d'humilité, de tempérance et de prévoyance.

Tout va de nos jours si mal, menace, inquiète, se précipite vers l'entropie et la désorganisation  du cadre environnemental dans son intégralité interagissante. Une situation  qu'aurait très certainement évitée le recours  à une  dose de précaution, de pré-monition  que l'observation  et l'esprit curieux  posent sur la table du savoir,  de l'expérience,  des  acquis, de la co-naissance aux autres champs scientifiques, soit un ensemble de dispositions viables et sages qui ne sauraient museler la vérité des faits inter-connectés, inter-dépendants dans le carcan et le mutisme, l'exclusivité tyrannique du  chiffre-roi . 

Enfin,  redonner  aux   fruits  mâtures du sens de l'observation et de l'anticipation, toutes leurs parts de réalisme et de vécu  dans le dénouement et le traitement  des phénomènes qui de plus en plus nous affectent avec acuité !

S'ils faillent aux rigueurs de la précision et de la programmatique  virtuelle, qu'il leur soit réservé attention, considération et valence ajoutée dans le secteur de la recherche et de la prospective. Garde -  fous, pieds de piltote, marges de sécurité :  certainement, sages décisions, une autre façon de rejoindre le politique, dans le sens noble et durable du terme

CORSICA...GO56

Réflexion  

 

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