CHAQUE_SOLO_EST_UNE_APPROCHE_

Chaque SOLO est une approche, fût-il  vers le même site - aventure ! Sans assistance aucune... Aller puis  revenir au point de départ, quoiqu'il advienne,  sinon :  Rien !  Une vague d'anthologie, parfaitement placée,  laisse entrevevoir une folle session, quelque part, autour de  " Kallistê ", il  a mille ans   

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EVADE _  TOI DE L ' AUTRE CÔTE 

 

" ... J'ai été dans le coup de semaine en semaine,
De jour en jour, d'heure en heure,
L'issue est directe
Profonde et grande ouverte.
Evade-toi de l'autre côté
Evade-toi de l'autre côté
Evade-toi de l'autre côté
 
Evade-toi, évade-toi . " 
The DOORS - Jim MORRISON  
Break On Through To The Other  Side 

Deux univers, deux titres, deux visions, une époque, un tout  que le Solo sublime, sans concession ni limite, comme la profondeur  d'un champ aux étoiles que le jour enfin délivre et  qui moutonne

 

SOLO__TU_ME_MANQUES_

A la fusion de la pierre et de l'eau ou,  de la pierre d'éternité

 

Ô rives  !  Hautes lices du  sain Solo !  A quel point de tensions et d'obsessions   me manques-tu ! Je t'aurai comme absenté, distancé, par trop de  raisons,  hélas ! raisonnantes, inacceptables,   incompréhensiblement...  Pourquoi  cette infidélité ? Et je m'en veux d' avoir ainsi failli  aux maints appels de l'hiver comme  à  ses coups de temps qui te révèlent à souhaits, qui me comblent tant.

La mélancolie ne se dérobe-t-elle pas  au regard compact  et glauque  de la foule impassible, impa-vide.  J'eus si souvent l'occasion de dialoguer avec les éléments, au sein de contrées   à la fois éloignées et secrètes,  pour m'en  convaincre,  répondre  à jamais de cet énigmatique attrait.

La crainte, l'appréhension, le  signe  corporel tangible et défaillant  me feraient-ils  accroire que le bout de la route n'est déjà plus très loin  ?  Etats seconds,  mental amoindri, déliquescence  inéluctable. L'odieux contexte et la contigence  auront  profondément  marqué le long décours des heures, des jours  et des mois infectés. T'aurais-je alors  réellement  redouté, Solo ? Je ne le pense pas ; saches que  le moment est uniment  contremandé. Je reviens !

Le  sort a barré   les  horizons de la Liberté. Reclus, -   assujetti   aux  cloaques où la  nécessité et le profit opportunistes   rivalisent et provoquent, souillent et engagent sur la mauvaise pente,   bien au-delà du risque majeur, des balcons et des tombants  vierges de  l'extrême - ,  je naufrageai sans accuser la mer, durement  affligé, à terre, plaqué ; un  comble 

!

EAU_DELA_LES_ECUEILS__ 

Lointain ballet dont les actes oscillent d'Est en Ouest, sous l'égide du Soleil et des vents dominants 

 

Comment  définir  dès lors cet écart soudain et  brutal  aux penchants naturels de   l'aventure qui m'auront   si souvent gratifié de joies intenses et de révélations, de  fréquents   regains de jeunesse ? 

Livré au commun de l'habitude, au  grégarisme élémentaire, je ne peux me résoudre  à emprunter   les arcanes d'une solitude surpeuplée que le nombre obombre, que les masses masquées  imposent, que les calculateurs  polluent.

Là où l'échange, le partage, la confiance  ne sont que très rarement de mises,  je me serai étonnement  et sciemment coupé  des réponses vraies  que tu  convoques et orchestres pourtant  de mains de maître, Solo !

Car  je le dis,  comme  il est relaté et suggéré entre  ces lignes et  ces mots :  le rapport aux éléments, en solitaire, demeure prodigue, bienveillant, étrangement salutaire. Qu'il  me soit à nouveau inébranlable  viatique, promesse d'aube claire et  solennellement rougeoyante, pur  envol. Que je ne rompts  jamais plus à l'élan que tu engendres et inities, Solo ! 

L'hiver calendaire sait attendre ; mes dérades  fileront, fuseront de concert    droit dans le soleil hiémal l'amble des hautes messagères, entre  les bras et dans les yeux  de mon Île.

Là où je croisais, avant le vil enfermement,  je connaissais   le vertige, le délire, l'extravagance. J'embarquais parfois   à bord de la folie. L'évasion, l'échappée,  mes  songes Puffins angéliques m'étaient de chemins,   sur le dos de la Grande Bleue, au coeur des archipels et du Détroit

...

AU_MILIEU_DE_NULLE_PART_

 

Ils sont quelques écueils que je parcours et situe, quelques soient les vents, les vagues, les marées  de tempêtes ! Seul  le froid m'en  aura  occasionnellement privés ! Tout n'est que partie remise ; nous n'avons plus aucune échéance temporelle... Mais  " Eau-Delà  " , tout devient possible.  Solo, je te rejoins par le choeur des vents.

 

Evade-toi de l'autre côté.  Eloigne - toi du rail, du couloir et du corridor tant  empruntés, courus. La distinction,  l'excès de  mesure y quêtent  sans fin l'illusoire paraître des vanités. Ne  fuient-elles pas la limite et  la tangente  radicales des lames  faucheuses.

Le monde qui est le mien  s'esseule par les champs de l'azur que  je sillonne et parcours, selon ta volonté. Il ouvre et donne sur  la probabilité de  l'osmose, de la fusion, cette alliance  qui fonde et qui participe de   ces humbles brins d'aventures insoupçonnées.

On y  décroche les étoiles ; chaque élan vire au  printemps qui éclot sur la mer de la Tranquillité. J'en  retiens la  lumière, les tons, les nuances, les possibles, l'inhabituel, la scansion  chaloupée des jeunes vagues, l'exclusive d'une rencontre, les ors de la pierre sertie d'émeraude, opaline, le tournoiement bienfaisant de l'oiseau marin, le survol de l'essaim de sternes naines qui me suit, la  noble transe-migration saisonnière des âmes.

Ainsi, de ne jamais revenir, retoucher  terre sans une moisson de choses à dire, à conter, à révéler, à mûrir  qui louent et qui  honorent   le don ultime de la vie à  l'être aux mondes nouveau, autre, différent,  fascinant,  ces petits univers  que je côtoie et qui m'émerveillent... Lente et sage métamorphose que l'on ne saurait  voir ou  déceler selon la logique des   vaines apparences

LA_ROSE_DES_VENTS__EN_BOUTON_

La Rose des Vents en Bouton

J'irai encore et toujours  louanger la  Rose des Vents,  souligner, cueillir   les pétales lancéolés de la mer en fleurs, en boucles  et en  cheveux d'embruns. Je reviendrai vers Toi sans fard ni détour afin de m'en remettre à la beauté, aux métamorphoses, au temps qui n'aura jamais passé,  qui demeure en son absolu étreinte  sur toutes  choses ici - bas comme aux Ciels  

Rien ne se partage dès lors que la défiance et son acolyte, - en la personne de l'ego - ,  ignorent   les rivages  du  rêve, le récit authentiquement lyrique. Comme un pré-ambule  incontournable,  que je rende  compte  de tes largesses, Solo !

L'acte par lequel  je me donne à Toi, corps et âme,  devient  symbolique,  personnel, mystique, énigme ! Viendra le jour sans retour, inéluctablement. Délivrance, renaissance

?

-  MARIN  - 

PALINGENESIA 

En toute  1 ère Ecriture le  jour de mes 66 bougies 

Revu et repris ce jour, 2 ème vague  - 19 Fevrier 2021 - 

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