TRISKELL___3__MONDES_

 

 

 

Quand tu   évoques le corps 

Ce mode opératoire  abouti

 et - mouvant 

définissant l'entité  duelle

corps et âme  

qui s'absente  l'un de  l'autre

quoi qu'il advienne

 

Je te parle  de ce moi 

périssable      voir   "  haïssable " 

quand il  circonscrit 

la sphère égocentrique

vouée   au  naufrage

aux  pesanteurs de la passion

et des  vérités tracées

 

Un modus vivendi 

La condition  sine  qua  non 

de l'être présent aux mondes 

mais également  du non - être imminent 

dès lors  qu'il vient à rompre  aux principes

élémentaires de l'énergie

 

D'aucuns désignent  l'enveloppe 

que l'on abandonne à la terre

un  monceau de poussières 

oscillant et  vacillant 

durant quelques décennies

entres les tropismes invincibles 

de la néguentropie et de l'entropie 

 

Le  Souffle  

le temps de la durée 

qui lui est impartie 

y  loge  pourtant  

en mûrissant 

tel  l'arbre ses fruits

 

Et rien ne dément et n' infirme   que la flamme

  s'éteigne 

du commun accord  létal 

de la matière  programmée

Irrévocable  déliquescence 

état duquel   l'on ne revient plus

selon les apparences

 

De cette  dualité  éminemment  paradoxale 

irréfragable

naît  pourtant le sentiment  profond 

de l'immortalité

de l'éternité

Les deux acceptions se concevant 

sans l'ombre d'un doute 

comme de raison

 

Une probabilité  

s'exonérant      ici-bas  de la contingence

de la nécessité temporelle 

au-delà du hasard        de la fatalité

comme une promesse 

d'aube  nouvelle 

 

Si l'éternité   à terre 

se conquiert

tâchons de suivre le bon cap

qui y mène

fût-il du  domaine des rêves

des-illusions

de l'utopie

mais  enfin   en paix 

 

Rien ne saurait être rendu 

à l'oubli       au néant 

qui affecte  pour les siècles 

des siècles

l'hypothèse  d'une mémoire 

  Demain

de passage  et à bord 

d'un autre  moi-même

en quête de sa moitié vagabonde

 

- MARIN  - 

Enigme 

Propos sur la probabilité de l' immortalité de l'âme

1 ère Ecriture de nuit, le 30 Avril 2021, au terme de la lecture d'un récit marin qui me transporta au milieu de l'Atlantique, seul au monde, en attendant la mort inexorable qui dut  advenir en la personne de l'auteur et qui ne vint pas ... 

 

________________________________