RESPECT_DE_L_INFLUENCE_DE__LA_DUNE_

TRIBUNE LIBRE 

CORSICA...GO56

TOTALE_PRESERVATION__LE_RESULTAT__EST_EDIFIANT_

 

UN BALCON PRIVILEGIE  

Pratiquant  des activités  nautiques extrêmes, il est de mon devoir de vivant, de passage,  de rendre compte d'un certain nombre de réflexions qui m'habitent et m'obsèdent depuis la mer, vers les cimes.

La mer est un espace prodigue de pensées. Elle est aussi cette vire à la fois vraie et lumineuse donnant  sur ces pans de Terre intouchables. Il  nous incombe d'y veiller, de tout faire afin  de sensibiliser l'opinion, les  élus,  d'exhorter   les politiques vers davantage  de gestion durable, diversifiée,  responsable et prévenante des grands espaces vitaux.

Le domaine marin, maritime, montagneux, la ruralité sont aux premiers plans de nos préoccupations dès lors que l'authenticité se trouve  menacée par un élan  de  développement sans frein et tous azimuts, incontrôlé, pour ne pas dire anarchique, hélas ! tutélaire.

 

L'INACCEPTABLE PRISE DE CONTRÔLE 

La grande  possession exponentielle, les entrepôts, tous les  parcs automobiles et à  bateaux qui  sont légions, rois, tout puissants constituent une véritable agression dès lors qu'ils  ne  sont pas encadrés, circonscrits, parfaitement intégrés au milieu  et au cadre local.

Hangars pléthoriques, implantations désordonnées et disproportionnées, l'Île de Corse perd le sens de la mesure et de la sobriété, de l'intimité  qui faisaient d'Elle une entité à part, unique, naturellement préservée.

Devons  - nous accepter le diktat du gigantisme, du désordre, de l'atteinte à l'étant  ? Voir, jour après jour, disséminés, éparpillés, se répandre des superstructures immenses et maintenant innombrables, couvrir un si petit territoire, aux portes des parcs et des réserves, des communes et des villages, comme  si l'autorisation de généraliser la laideur et  le culte de l'entassement faisaient part du nouvel art de vivre Corse 

UNE MEMOIRE POUR DEMAIN 

OU

FEMU  QUI A  L' USU CORSU 

?

Les patrimoines naturel et culturel sont consubsatnciels de l'idée, de l'acception, de l'entité insulaires Corses. Ne les opposons plus, sachons les intégrer au sein d'une vision et d'un projet d'avenir cohérent, pertinent, de la commune, du village à la grande ville

Des zones entières auront été  préservées, épargnées, sauvées de la colonisation  de l'urbanisme et du béton, du tout exploiter  sans gardes-fous ! Elles ont été choisies pour leur immense intérêt faunistique, floristique, écologique, leur  acarctère endémique. C'est un acquis incontestable, unique,  qui nous est envié partout ailleurs, certes, mais 

Sachons aller encore plus loin, dans les terres, en montagne, sur le littoral et cet interface  Mer / Terre remarquable, en mer et  tout autour de notre Île, notamment au regard de la Pêche, de la sur - pêche industrielle qui s'en approcherait, indésirable, comme de l'appropriation et  de la maintenance  inopportune de la  dune...

Observons bien ces clichés et actons une bonne fois  pour toutes ce qui  pourraît constituer une base irréfragable de travail et de développement, de réhabilitation des espaces et des zones dévastées, bouleversées il y a des décennies, principalement en zones péri - urbaines et  agglomérations.

Voyons  à quel points de tensions et de disparitions auront été  amenées des pans de rivages arraisonnés, construits les pieds dans l'eau, avec force parkings et entrepôts, anciens bâtis  délabrés, etc ! ...

Remarquons  surtout les zones d'influences interactives que nourrisent et abondent  la mer et la terre, au niveau dunaire et vers les contreforts, les zones arrières, les zones lacustres et humides, véritables creusets de vies, de reproduction et de nidification...

Mesurons ce qu'il  nous est encore possible de réparer, de cicatriser,  vers plus d'écologie, de développement durable, de renouveau, d'agréement et de mieux vivre localement ensemble, la Nature et l'Homme.

 

SITUATIONS PARADOXALES  OU ANACHRONISMES NON MAÎTRISES 

 

La manne est inestimable. Mais on ne peut accepter  que la banlieue  tentaculaire, ( un comble en Corse ), jouxte la réserve, les grands espaces, la Nature, uniment ! 

ces extensions faramineuses de zones industrielles galoppantes non intégrées,  jetées en pâtures  dans le paysage sans  aucun plan préalable d'insertion paysagère, environnementale, impacte au plus haut point  le cadre de vie ! 

S'il est une  épidémie de verrues urbanistiques en Corse,  elle se traduit par la prolifération exponentielle de surfaces de rebuts, de  dépotoirs, de murs en parpaimgs enserrant des  concentrations phénoménales  d'engins, de matériaux  de constructions et autres  matériaux lourds, ouvertes aux quatre vents, à tous les regards, autant de grandes surfaces de l'industrie qui germent çà et là, dans le déni total de la cause environnementale insulaire...

Notre Île est défigurée, sans le  souci du respect que l'on doit à la  Terre  d'exception qu'elle est, Celle de nos Anciens, qui nous l'ont léguée si belle et en si bon état de préservation. Puissions - nous en faire autant à l'égard des générations qui nous succèdent, pour la Nature, l'Île et, pour Eux

 

UN CADRE  UNE CHARTE  DE L'URBANISME INSULAIRE EST VITALE 

 

On peut développer mais avec gratitude et déférence et non dans l'indifférence et le chaos de la possession, de la cupidité aveugles. Gens de Corse, réagissez , car il y a  urgence.  Il sera bientôt trop tard. Il y va de notre Terre, de ses fabuleux visages, de nos contextes de vie multiples et précieux.

On ne peut cultiver la laideur sur le seuil  des beautés iontouchées et solennelles. Chaque élu doit poser sur la table, - dans le cadre d'un projet  insulaire d'ensemble -,   l'épineux problème de la pollution  en général et celui  de la pollution visuelle  issue   du bâtis industriel et commercial, - entre autres  sources -, afin d'apporter des solutions circonstanciées, adaptées, durables et propres. Il y a va de  chaque citoyen éco-responsable !

Un gigantesque chantier reste à entreprendre afin de redonner à nos espaces collectifs, à notre littoral déjà investis, à nos communes et cités,  un tout autre aspect d'ensemble et particulier. Reprendre le contrôle d'une Nature en péril et s'adapter aux nouvelles contingences, contraintes et menaces que feraient aussi peser les formes d'un dérèglement climatique d'ampleur et inévitable

 

CORSICA...GO56

AUX ELUS DE LA CORSE 

URBANISME INSULAIRE

 

IN_CAPI__CORSU___NEBBIU____A_TERRA_DI_U_CUMUNU_

Pour les photos des verrues  insulaires, nous nous en dispensons, ici, sur ce site qui abrite la beauté, l'histoire, le passé, la Nature... Il  suffit de rouler, d'aborder les communes et les villes, la reptation  sale des banlieues, l'extension des carrières à ciels et regards ouverts, autant de  zones  gigantesques où s'agglunitent sans cahiers des charges la  hideurs des faubourgs ubérisés, mondialisés, uniformisés.

A bientôt de nous dire,  nous Corses, Insulaires : 

_  " Où sommes - nous " ? Que font  nos élus ? D'un côté  l'extrême beauté et, de l'autre, l'extrême hideur 

 

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