LA_PIERRE_L_EAU__UN_SILLAGE

TEMPETE_FABIEN__CRIS__TISTAREDDA__CORSE_

 

 

 

Sur la mer, point de carnet de notes ! Les planches courbes et légères ne s'y prêtent guère ! Mais aux mains qui se donnent à l'errance, à la dérive, au dessein aléatoire de l'orbe liquide.

On s'impreigne comme le sillage grave  indéfiniment les  sillons d'une mémoire onirique et rebelle aux habitudes. Visions hypnagogiques, à l'orée  du sommeil des anges.

Loin de moi  mescaline et autres alcaloïdes. Je distance  les affres du carcan et du cloaque, des comptes -  aminés 

A  l'intime des nues aurorales,  au vent des accès vespéraux, comme une étrange tristesse. A  l'instantané bruissant de la noria des vagues

* * *

 

_    je suis  l'infime partition, le  ballet des puffins, lorsque  vole en éclats de songe les flots cailloutés  d'étoiles, 

_    je n'écris pas.

_   Je pense et vogue dans le vent violent, une île dans le regard, en passant de l'autre côté du présent.

_  Je cueille  les  mots qui  me viennent à portée de la main, qui me fouettent le visage et  que l'âme  happe  au vol d'une dive   bordée d'iode, de sels et d'embruns.

 

La vague est  belle et son champ profond, lointain telles la dune et la congère pulvérulentes et lustrales qui naissent aux doigts de l'impressionniste.

Nulle eau de mensonge  mais une célestielle musique que le galbe et  la métamorphose entonnent en se livrant, nûment.

Mes alcools  demeurent, perdurent, translucides

Vers moi s'ouvre  alors, l'Eau-Delà  du tangible.

La psyché nostalgique d'un voyage figure l'aube.

Une  idylle  renaît au Ciel.

Vitrail,  jalousie  lyrique et prophétique comme un choeur

Il était une foi

 

***

-  FRAGMENT - 

1 ère Ecriture le 07 Septembre 2021 

AU_PIED__DU_TEMPLE__

 

______________________________