CESARE__TESTA__CRIS__CORSE___REMPETE_

 Précipiter les maux dans le faisceau de l'amer 

***

Partout, nulle part, la nuit, le jour, surgit une pensée, un éclat de vie, un mot, un - possible, un lien qui m'ouvre la voie vers l'écriture et le chant de la mer.

Voies  de source, sources de jeunes - voix  !  Promesse que  l'aube  et les vents tiennent encore,  par-delà l'innommable parjure, le joug vil et félon  étouffant le pays imaginaire...

J'écris  à l'encre bleue des nuages 

Qu'il m'en revienne, comme l'un de ces échos dont le parfum  mélodieux et les  accords existentiels  s'animent d'une folle  étreinte ;  allégorie à la vague ... L'arc-en-ciel, l'embrun  comblent quelque  paréidolie ; chevelure, égarement, é-cheveaux  blancs, le délire  s'invite en enfer, au paradis.

L'acte extrême, tant immersif vire à la poésie de l'instant, au  souffle dont je renais,  au milieu des rouleaux, des écumes  et des voiles de ciste et de myrte ondés.

Ce choeur est vague et déjà lointain. Si proche quand il distance et s' affranchit des menées, de la  curée ;  cyniques et cruelles destinées.

Il me languit de te retrouver, Plein Ciel. Chasser l'ici-bas contaminant des - ordres  durs et  pathétiques, les travées  d'un théâtre où se rendent  les hordes en marche et serves. 

La foule, la houle  des moutons alors  m'enivrent et me révèlent au bord de l'infini. L'éternel point - de rencontre. Il est vrai que les blancs  moutons,  en mon âme  et conscience,  ne sont pas du même monde. L'aurions-nous été,  ne serait-ce  qu'une seule fois ?  jamais plus !

Je suis,  l'acte et le mouvement   que le poème de la mer engendre en tendant vers l'un - soumis au Tout révéré. Quel autre berceau m'eut autant rallié aux absolus de la vérité et de la beauté, en chemin, en route, en divaguant. Je m'y serai si souvent rapproché des mondes en souffrances ; l'azur verse et pleure  avec moi   les mêmes larmes de sang du crépuscule.

A tes côtés, fuir la cinquième saison. Dire et décliner l'immonde,  l'outrage anthropique aux desseins d'une Île, quand se répandent miasmes et déchets des cohues pressées, cupidemement   agglutinées !

L'éphémère abonde le pouvoir temporel  qui ne connaît guère de  jachère, bouscule les saisons en enfer, intrônise le commerce  du gène et de la machine qui tue, arrache et broie.

Mais laissez - moi donc à ces  horizons virides houlant et ailant  sans fin mes voyages d'harmonie et de foi 

!

- MARIN - 

A la Recherche du Temps 

1 ère Ecriture  le 24 Septembre 2021 

 

____________________________