La beauté se révèle entre les deux infinis des Pensées et nous conte  l'âme,  de passage " .

La beauté  s'élève comme une cascade coiffant l'abrupt ;  noces  de l'azur  et de la terre sacrée " .

La beauté est une chorégraphie que deux être emmènent sur la glace,   aux confins de la grâce, de l'émoi, de l'amour ". Elle  s'invente, se crée, compose depuis tant de hautes vires inspirées 

 

***

 

 

Comme un  hymne, une élégie  à la beauté que mots et  pensées entonent et dévoilent  en silence, loin de tout, au  coeur des grands espaces intouchés, immaculés.

A cette oasis qui  migre et qui naufrage, abîmée dans le tourbillon infernal des  tours et des faubourgs. A tout ce que la beauté jadis touchait et initiait,  allant  sur la voie de la découvrance ;  remembrance.

Naître  et renaître, jamais  plus démunis et si riches que nous  étions d'un unique  regard. Une attention  que nous  posions  sur les simples choses. Emerveillables et  toujours conquis, nous explorions,  en quête de vérités, renouions  avec les origines, les métamorphoses, le temps du rêve. L'impermanence est un printemps   prodigue de lendemains ;  rares fruitions.

Une beauté sans fard ni artifice, spontanée, fleurissant en paix avec les saisons, la lumière, les oiseaux, les vagues, les chutes de neige. Tant de messages  retrouvés ! Autant  de chemins et de voies disséminés  à la croisée des siècles et  des époques  et qui s'y entaient dans la complétude et l'harmonie.  Nous la devons à  des êtres épris de foi, d'esthétique, de fidélité comme  aux inclinations de la Nature et de ses  élements innombrables, sources de vies multiples et perdurables...

A  la beauté rare des mondes uniques initiant  et oeuvrant aux prismes  de la magnificence. Réminiscences de  nos lointains arts rupestres et peintures pariétales. Il eut fallu  transcrire  à tout  jamais sur la paroi la gestuelle, l'esquisse fidèle  d'un bestiaire louant le cycle, le cercle  immémorial de la vie et de la mort. Être demeure, en partance, en esprit. Donner un sens à la Voie ! 

Rituel  initiatique sis entre réalisme et beauté, réalisme  subliminal et consécration, vérité de l'épure... Rapports,  référents à l'espace - temps  fondamental de Nature, au principe  du Tout et de l'Etant comme du plus beau des desseins ! 

Chaque  manistestation, chaque rapport  vécu participe à la fois du vivant, de l'adaptation existentielle, fidèle ;  guise de  vérité, d'absolu, de foi. Immanence. Stade ultime  et fragile, accomplissement périssable et palingénésique  que celui de la beauté bouleversant l'essence, les sens, fulgurant les rives de l'âme  ! 

Et qu'il en soit ainsi de tous les règnes du vivant, évoluant ici-bas sur Terre, indispensables l'un à l'autre, consubstanciels de l'équilibre harmonieux des possibles vitaux, durables.

A la beauté d'avant le concept, la rhétorique, l'idée, la philo _sophia qui, sur la mer, le désert, les montagnes, la glace  s'éploie et  s'élève d'un  seul et même élan,  chorégraphiée, partagée.

A la beauté qui engendre la vie et réfugie, l'espace d'une révélation,  la mort. Immémoriale partition de l'amour. S'élever en chutant. Oxymore libérateur 

 

- MARIN  -  

A Terre 

1 ère Ecriture  le 08 Janvier 2022 

 

___________________________________